L'ex-banquier Holenweger réclame 16 millions de francs d'indemnité

Mercredi, 18 juillet 2018

Le Tribunal pénal fédéral (TPF) doit traiter la demande de dommages et intérêts de l'ancien banquier Oskar Holenweger. Le Tribunal administratif fédéral (TAF) a ainsi demandé au TPF d'évaluer le préjudice porté par une enquête du MPC contre le plaignant.

Sur une demande du Tribunal administratif fédéral (TAF), le Tribunal pénal fédéral (TPF) devra déterminer si les actions, jugées illégales, menées contre M. Holenweger lors d'une enquête du Ministère public de la Confédération (MPC) ont fait subir un préjudice à celui-ci lors de la vente de la banque...

Android: l'UE inflige une amende record de 4,34 milliards à Google

Mercredi, 18 juillet 2018

L'UE inflige 4,3 milliards d'euros d'amende à Google pour avoir contrevenu aux règles européennes en matière de concurrence avec son système d'exploitation Android.

La Commission européenne a infligé mercredi une amende record de 4,34 milliards d'euros (5,1 milliards de francs) à Google pour "pratiques illégales" vis-à-vis des fabricants de smartphones Android et des opérateurs de réseaux mobiles. L'exécutif européen a ordonné à Google de mettre un terme à ces pratiques dans...

Easyjet relève sa prévision de bénéfice avant impôts

Mercredi, 18 juillet 2018

La compagnie aérienne à bas coût EasyJet a relevé mercredi sa prévision de bénéfice avant impôt pour l'exercice comptable 2017-2018, sur fond de progression de son trafic passagers et de ses revenus.

Le trafic passagers et les revenus de la compagnie aérienne à bas coût Easyjet progressent. Conséquence: le groupe relève la prévision de bénéfice avant impôt pour son exercice comptable 2017-2018. Le groupe a expliqué dans un rapport d'activité publié mercredi qu'il s'attendait désormais à dégager un bénéfice avant...

L’art et l’exécution de la combinaison d’une croissance interne avec des acquisitions

mardi, 09.01.2018

Création de valeur. SGS et Sika sont deux groupes qui cumulent des acquisitions de taille modeste mais efficaces sur la durée. Sans négliger leur croissance endogène.

Une bonne allocation du capital doit permettre d’investir intelligemment dans la croissance interne et dans des acquisitions qui engendrent à terme une croissance endogène supplémentaire. Les capitaux investis à cet effet doivent procurer un rendement supérieur au coût moyen du capital. L’excès de capital qui ne  ne peut pas être alloué à un taux de rendement suffisamment attractif doit être retourné aux actionnaires sous la forme d’un dividende ordinaire  et spécial. SGS et Sika représentent deux exemples d’entreprises qui y parviennent, de même que Nestlé qui demeure une affaire de long terme par excellence. Ce qui peut paraître simple sur le papier doit être excellemment exécuté.  

Pas seulement une croissance externe

SGS, en particulier, qui présentera ses résultats 2017 le 23 janvier prochain, effectue régulièrement des petites acquisitions qui paraissent sur le coup insignifiantes en termes de taille mais dont le cumul représente une source de croissance supplémentaire et n’est donc pas simplement une croissance externe. Le leader mondial de l’inspection, de la vérification, de l’analyse  et de la certification a notamment réalisé un dizaine d’acquisitions en 2017. Si la croissance endogène de SGS s’est quelque peu atténuée ces trois dernières années, elle reste néanmoins solide aux environs de 2,5%, conjointement à une marge d’exploitation ajustée de plus de 15% et à un taux de conversion de plus de 80%. Le fonds de roulement net reste un moteur clé du cash-flow opérationnel de base (core). 

SGS obtient un rendement des capitaux investis (ROIC) de l’ordre de 19% à 20%. Ce qui s’avère inférieur à celui de Sika avec un ROIC ou ROCE (retour sur capitaux employés) de l’ordre de 25%, concomitamment à une croissance annuelle de 6% et à 8%. SGS et Sika doivent réussir leur transformation numérique pour conserver ces attributs financiers, voire les améliorer.  

La croissance interne de Sika se montre à présent supérieure à celle de SGS. Le leader mondial de la chimie de construction a procédé durant les quinze dernières années à 26 acquisitions, qui ont procuré un chiffre d’affaires additionnel de 962 millions de francs. Elles forment des plateformes de croissance pour le futur. 

Marché encore fragmenté

Le marché de la chimie de construction représentait plus de 60 milliards de francs en 2016. Les dix plus grandes entreprises de ce secteur s’octroyaient une part de marché combinée de 40%. C’est dire qu’il existe encore un potentiel considérable en termes d’acquisitions, mais à la condition de ne pas surpayer les objets que l’on acquiert. 

Par ailleurs, Sika innove, aussi bien dans la chimie de construction que les colles, ce qui stimule sa croissance, et pénètre progressivement des nouveaux marchés géographiques. Le groupe basé à Baar, a ouvert 54 fabriques et établir 22 nouvelle filiales nationales durant les cinq dernières années. Un peu moins de 40% du chiffre d’affaires sont aujourd’hui enregistrés sur les marchés émergents. 

Les mégatendances de l’urbanisation, le design des nouveaux véhicules et le développement durable stimulent la croissance de Sika. 

Ces deux modèles d’affaires demeurent attractifs et créateurs de valeur, même si la valorisation boursière de SGS (proche de 20 milliards de francs) et celle de Sika (17,5 milliards de francs) se révèlent élevées, sans doute trop si l’on adopte une approche à court et moyen termes. A plus long terme, il est opportun pour des investisseurs institutionnels et privés d’avoir en portefeuille des actions de telles sociétés, tout en pouvant au besoin ajuster les positions. – (PR)






 
 

AGEFI


 

 



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