Le bitcoin résiste à l’esclandre politique

mercredi, 03.01.2018

Les condamnations répétées, et à intervalles courts, des autorités publiques ont jusqu’ici un effet marginal.

Levi-Sergio Mutemba

Au moment où nous écrivons ces lignes, le bitcoin était en baisse de près de 4% à environ 13.000 dollars. Après avoir corrigé de plus de 30% depuis mi-décembre. Au moment où ces mêmes lignes seront éditées pour impression, la monnaie d’internet aura rebondi de près de 10%. Quelques minutes à peine ont séparé ces deux tendances intra-journalières. Risque de bulle à la «Ponzi», «surchauffe irrationnelle», «spéculation anormale». De Washington à New Dehli, en passant par Tel-Aviv, Seoul et Zurich, les gouvernements n’ont pas eu de mots assez durs, à la veille de la nouvelle année, pour qualifier le phénomène bitcoin.

Mais, pour la génération actuelle de programmeurs, pour les ménages aux fins de mois serrées et les petits commerces, cette correction, somme toute assez limitée, est saine. Même un Lloyd Blankfein, d’abord réticent, s’est finalement rangé du côté des utilisateurs. Et de ses clients, qui exigent du bitcoin dans leurs portefeuilles. Le CEO de Goldman Sachs s’est souvenu que l’adoption d’une monnaie faite de papier, détachée de tout sous-jacent métallique et dont la valeur ne repose que sur la confiance en un cartel de banques privées, fut tout sauf évidente.






 
 

AGEFI




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