Il est temps de soigner la fiscalité de nos PME

lundi, 18.12.2017

PF 17 ne soulage pas la fiscalité des PME. Au contraire. L’Agefi lance une consultation sur la charge de nos entrepreneurs.

Fathi Derder

Pour les cantons, l’impôt sur la fortune ne met pas en péril l’existence des contribuables concernés.

Les PME sont les grandes oubliées de la réforme fiscale en cours. Pour l’USAM, elles vont «payer l’addition» d’une réforme faite pour les multinationales. Un rééquilibrage en faveur des PME de tous les cantons semble aujourd’hui indispensable pour ne pas aboutir à un nouvel échec. Ceci implique de prendre en considération d’autres pistes que celles déjà discutées dans le cadre de RIE III ou de PF 17. 

L’une d’entre elles a été identifiée par le Conseil fédéral: réformer l’impôt sur la fortune. Les entrepreneurs romands sont taxés sur leur outil de travail... ce que même la France a aboli. Le Conseil fédéral admet le problème, que ce soit pour les PME, ou pour les start-up. Il a notamment demandé aux cantons de réévaluer la situation. Mais les cantons ont rejeté toute nécessité de réforme, arguant que l’impôt sur la fortune «ne s’est jamais révélé excessif au point de mettre en péril l’existence des contribuables concernés» (sic!). Une réponse qui n’a de toute évidence pas été écrite par un entrepreneur.

Pour corriger le tir, L’Agefi lance une consultation en ligne. Participez à notre sondage, et proposez-nous des pistes pour adapter notre fiscalité à la réalité des entrepreneurs.

 

 






 
 

AGEFI



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