Le monde des start-up se montre très sélectif

lundi, 18.12.2017

Capital-risque. Certaines jeunes pousses bénéficient de l’appui décisif de grands groupes. D’autres végètent.

Philippe Rey

STEFAN KUENTZ. Directeur d’investissement de Swisscom Ventures qui se montre très actif dans le venture capital.

PriceHubble, qui a été fondée en 2016 dans le but de révolutionner l’évaluation immobilière, vient de boucler un tour de financement de plusieurs millions de francs sous la conduite de Helvetia Venture Fund comme investisseur principal. Elle compte par ailleurs Swiss Life et Swisscom Ventures comme investisseurs. Pas si mal! 

Toutes les start-up ne connaissent évidemment pas le même sort en Suisse. Certaines végètent depuis des années en ayant toutes les peines du monde à réunir un nouveau tour de table pour un financement substantiel. Le monde des start-up se montre très sélectif, pour ne pas dire impitoyable. Le fait de compter parmi ses investisseurs des fonds de venture capital émanant de grands groupes est à la fois une preuve de qualité et une chance supplémentaire pour pouvoir percer définitivement ou être repris majoritairement par une entreprise bien établie. Exoscale (dont l’actionnaire majoritaire est Telekom Austria) en Suisse romande ou Sharoo (créée sous l’égide de Migros et désormais ayant pour actionnaire majoritaire Amag) sont deux illustrations de cela. Loin du mythe de la start-up qui réussit en ayant été créée dans un garage. On peut y ajouter la plateforme numérique de déménagement Movu, créée en 2014 et acquise cette année par Bâloise,  après avoir bénéficié en 2015 d’un tour de table par Ringier Digital Ventures et btov Partners.






 
 

AGEFI



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