Sponsoring: «Tout est plus difficile pour les femmes»

lundi, 27.11.2017

Les sportives touchent moins d’un tiers des 900 millions d’investissement sur le marché helvète.

Sophie Marenne

Ski, tennis et course à pied se hissent sur le podium suisse des sports au féminin les plus parrainés par des compagnies, en termes de volume d’investissement. «Alors que chez les hommes, on trouve le football et le hockey en première position», déclare Sebastian Chiappero, CEO du cabinet Sponsorize.

Ce spécialiste en marketing explique que les sections féminines ne reçoivent que 30% des montants en sponsoring du territoire helvète. Dans son parcours, il a croisé la route de nombreux dirigeants réticents à investir du côté des femmes: «On rencontre malheureusement des CEO qui donnent moins de valeur aux sports féminins. Ce sont surtout des pratiquants de l’ancienne méthode: s’ils aiment le golf, ils soutiennent un golfeur. Depuis les années 2000, un néo-sponsoring plus structuré a émergé, qui exige un retour sur investissements».

Juliette Pera, capitaine de l’équipe des Wildcats du Cern Rugby Club confirme:  «Tout est plus difficile pour les femmes. Nous sommes rarement prises au sérieux .Nous devons nous battre pour avoir accès aux mêmes droits que les équipes masculines, que ce soit en termes de logistique ou en termes de reconnaissance de notre valeur sportive».

Les sponsors sont pourtant indispensables à l’équipe de ligue A pour acheter du matériel d’entraînement ou financer leurs déplacements à travers tout le pays. page 4


 

 
 

 
 

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