«Il faut un troisième pilier de l’innovation»

vendredi, 24.11.2017

Fiscalité. L’avocat Thierry Obrist explore de nouvelles pistes pour encourager l’investissement dans les start-up.

Leila Ueberschlag

Thierry Obrist

Les jeunes entreprises peineraient à trouver des investissements en Suisse, alors que l’argent ne manque pas dans le pays. Selon l’expert en droit fiscal Thierry Obrist, des pistes existent pour remédier à ce problème. Dans le cadre de son travail à l’Université de Neuchâtel, il supervise une équipe de chercheurs qui explore les questions liées à la fiscalité des nouvelles entreprises innovantes, afin de trouver des pistes pour favoriser l’investissement en Suisse. Son idée?  Prévoir une nouvelle déduction fiscale – qui serait justifiée par la compétence constitutionnelle de soutien étatique à la recherche et à l’innovation – et qui aurait un impact sur l’impôt sur le revenu de contribuables privés investissant dans de nouvelles entreprises innovantes. «C’est ce que j’appelle le troisième pilier de l’innovation, soit une déduction du type troisième pilier pour ce type d’investissement», explique-t-il. «Il existe aujourd’hui plusieurs déductions en droit fiscal suisse, en faveur de différentes dépenses que l’État souhaite inciter, comme la prévoyance», ajoute-t-il. «Mais il n’existe rien pour soutenir la recherche et le développement ou les start-up. Ces dernières sont pourtant extrêmement importantes.»


 

 
 

 
 

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