Vitol évoque un risque réel de quitter la Suisse

mercredi, 22.11.2017

Trading. «Si la Suisse ne veut plus de négoce, nous en prendrons acte», affirme Gérard Delsad, directeur général.

Elsa Floret

Le risque que Vitol quitte la Suisse est bien réel. Toutes les options sont ouvertes, selon Gérard Delsad, directeur général de Vitol. Face à l’incertitude réglementaire sur le trading en Suisse. Et suite à l’apparition de Vitol dans la presse en lien avec les «Paradise Papers». 

Présent à Genève depuis les années 1970, le groupe a fortement développé ses activités, avec des acquisitions et des recrutements. Aujourd’hui, Genève est une des entités les plus importantes du groupe, avec 185 collaborateurs. Il est aisé pour un groupe global comme Vitol de transférer ses activités et donc ses collaborateurs dans ses bureaux dans le monde. Le groupe ne communique pas sur la répartition de son chiffre d’affaires de ses cinq bureaux principaux (Genève, Londres, Rotterdam, Houston et Singapour). Le volume cumulé à ce jour (ytd) 2017 est identique au volume ytd 2016, soit 350 millions de tonnes vendues pour un chiffre d’affaires global atteignant 151 milliards de dollars en 2016. Il sera supérieur en 2017 avec la hausse des cours du brut.

Il n’y a à ce jour pas de procédure pénale ouverte contre Vitol, selon Henri Della Casa, porte-parole du Ministère public genevois.


 

 
 

 
 

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