Des femmes et des hommes qui font discrètement la Suisse

lundi, 30.10.2017

Fathi Derder

Notre économie va bien, les carnets de commande sont pleins (lire en page 3). Est-ce un hasard? Un coup de chance? Certainement pas. Derrière les chiffres, des femmes et des hommes ont fait des sacrifices pour traverser une crise économique, financière et monétaire majeure. Sans dégâts. Plus forts qu’avant, même. Des femmes et des hommes se sont levés tous les matins pour maintenir des emplois menacés. Des femmes et des hommes ont transpiré, se sont battu, et continuent à se battre, pour créer des emplois. Ces femmes et ces hommes ont fait le choix de la difficulté, de l’inconfort, et mettent parfois en péril leur vie privée pour maintenir notre pays à flot. Maintenir une prospérité dont nous profitons tous. Même les politiciens, qui n’ont pas pris beaucoup de risques, eux, mais prennent parfois un étrange plaisir à pourrir la vie des entrepreneurs par des décisions pénalisantes.

Les médias ne célèbrent pas suffisamment ces femmes et ces hommes. D’ailleurs, quand ils parlent d’eux, ils parlent en général de «patrons». Un terme connoté négativement, notamment quand la gauche dénonce les fameux «cadeaux aux patrons». Une formule révélatrice d’une méconnaissance totale de la réalité de ces entrepreneurs. Peut-être parce que les médias ne racontent pas suffisamment ce qu’ils vivent, leurs difficultés, leurs défis. Faute de place dans les journaux, mais aussi par culture médiatique: les suppressions d’emplois sont plus bruyantes que les créations d’emplois, silencieuses. Voire ennuyeuses. C’est absurde: la création d’un poste est beaucoup plus intéressante à comprendre que sa disparition. Et le succès d’une entreprise est une aventure passionnante à partager. Elle doit servir d’exemple, et avoir ainsi un effet vertueux.

Parler des créateurs d’emploi, et raconter la vie économique suisse au quotidien, c’est l’ambition de L’Agefi. La nouvelle Agefi, pour être précis. Puisqu’une nouvelle entreprise est née. Elle vous propose aujourd’hui un nouveau journal, de nouvelles rubriques, et une nouvelle application mobile, disponible en ligne ce lundi matin. Avec des objectifs réaffirmés: parler des acteurs économiques qui font la Suisse. Dans la banque, la finance et nos multinationales, bien entendu, mais aussi les PME, fondamentales. Essentielles, mais très modestes, et donc discrètes. Trop. Car c’est ici que réside la force de notre pays. Des «patrons» à qui personne ne fait de cadeaux, et qui bâtissent le tissu économique sur lequel repose notre prospérité. Nous allons aussi parler d’eux. Beaucoup. Nous sommes là pour eux, tous les jours.

L’Agefi évolue, donc. Nous allons raconter la vie économique romande, et animer ainsi sa communauté d’entrepreneurs. Que ce soit dans le journal, sur notre application, ou lors d’événements, L’Agefi va encourager les partages d’expérience, les rencontres entre ces acteurs. Sur tous nos supports, ou dans des conférences, nous allons les réunir, encourager des collaborations indispensables, notamment, pour faire face à la révolution numérique en cours. Et trouver ensemble des solutions innovantes.

Enfin, L’Agefi est aussi là pour faire entendre la voix des entrepreneurs dans le débat politique. Identifier des problèmes, et proposer des solutions. Combattre la bureaucratie qui peut étouffer une entreprise, se battre pour lui simplifier la vie, faciliter le recrutement, alléger la charge fiscale, ou ne plus taxer l’outil de travail. Entre autres. La liste est longue. Nous allons écouter les entrepreneurs, noter leurs propositions, et les faire entendre dans le monde politique, au sein de l’administration. Loin des dogmes partisans. Car L’Agefi ne prend qu’un parti: celui des créateurs d’emplois. Nous nous battrons pour ces femmes et ces hommes, par tous nos moyens, sur tous nos supports. Pour qu’ils soient moins discrets, et que les carnets de commande restent pleins.n


 

 
 

 
 

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