La fatigue au volant largement répandue

vendredi, 06.10.2017

Un automobiliste sur dix est concerné d’après un sondage.

Conduire en état de fatigue a beau être dangereux, c’est une pratique largement répandue: un sondage mené par AXA Winterthur auprès de 1000 automobilistes révèle que 10% s’estime très concerné par le risque de somnolence. On ne prend pas la route quand on est épuisé. Cette règle, qui résonne comme une évidence, semble paradoxalement difficile à tenir. Selon le bpa (Bureau de prévention des accidents), la fatigue intervient dans 10% à 20% des accidents de la route.    

Les Suisses n’ignorent rien de ce risque. Selon une enquête d’AXA Winterthur menée auprès de 1000 automobilistes, 92% des personnes interrogées qualifient de dangereuse à très dangereuse la fatigue au volant. Ils la placent même dans le trio de tête des dangers sur la route, après l’alcool (96%) et la distraction (93%). Malgré tout, les trois quart d’entre eux admettent avoir déjà vécu une situation critique au volant en raison de leur propre fatigue.

Un instant de perte de vigilance suffit

Les chiffres parlent d’eux-mêmes: 10% des sondés estiment qu’ils ont un risque élevé de s’assouplir en conduisant. Ce pourcentage est de 11% chez les hommes, contre 8% chez les femmes.

Or, un épisode de micro-sommeil peut avoir des conséquences dramatiques. «A une vitesse de 50 km/h, un conducteur qui s’assoupit deux secondes parcourt 28 mètres à l’aveugle, souligne Bettina Zahnd, responsable du service Recherche accidentologique & Prévention. L’absence d’accident dans ce laps de temps ne peut tenir qu’à la chance.»

Beaucoup de gens se croient capables de détecter les signes avant-coureurs de l’endormissement lorsqu’ils sont au volant. Bettina Zahnd affirme qu’il n’en est rien: «On sent bien qu’on est fatigué, mais l’endormissement survient de manière subite et imprévisible.» – (AXA Winterthur)


 

 
 

 
 
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