Élections: l’Allemagne garde le cap

jeudi, 14.09.2017

Les élections générales ne devraient pas sensiblement modifier l’avenir de l’Europe.

Nadège Dufossé*

Le 24 septembre prochain, l’issue la plus probable est la poursuite d’une politique proche de celle mise en place ces dernières années. Selon les différentes coalitions envisagées, les réductions d’impôt attendues auront un impact positif, bien que limité, sur l’économie. La bonne nouvelle est que l’agenda européen devrait progresser favorablement au cours des quatre prochaines années. 

Angela Merkel devrait conserver son statut de chancelière fédérale de l’Allemagne pour les quatre années à venir. Les sondages actuels font état d’une nette avance pour elle et son parti chrétien-démocratique (CDU/CSU) qui devrait conserver sa première place dans le pays. Néanmoins, six partis (contre quatre en 2013) devraient entrer au Bundestag, et il faudra former une coalition pour sécuriser une majorité au Parlement. À l’approche du vote dans deux semaines, l’entente la plus probable reste la poursuite de la «Grande coalition» avec le parti social-démocrate (SPD) ou la création d’une nouvelle alliance avec le parti libéral-démocrate (FDP) et les Verts.

Dans tous les cas, l’ensemble des principaux partis propose un programme pro-européen et un allègement d’impôt rendu possible grâce à l’excédent budgétaire du pays. À l’issue des élections, les négociations sur une éventuelle coalition devraient s’étaler sur plusieurs semaines et aboutir à un compromis quant à sa mise en application. 

Peu de risque politique

L’agenda politique européen du prochain gouvernement allemand devrait inclure une politique de défense commune, la création d’un Fonds monétaire européen, la mise en place probable d’un Ministère des finances européen ainsi que l’adoption d’une ligne dure à l’égard des négociations entourant le Brexit. 

Si l’impact devrait être limité à court terme, les élections allemandes devraient se révéler positives pour les marchés à plus long terme. 

Contrairement aux élections effectuées dans d’autres grands pays au cours des douze derniers mois, aucun des partis principaux ne prône une sortie de l’Union européenne, une baisse de la couverture sociale ou la construction d’un mur à la frontière d’un (État) voisin. Bref, le risque politique ne devrait pas augmenter à l’issue de ces élections. A moyen terme, les actifs européens, y compris l’euro, devraient profiter de cette stabilité.

*Head of Asset Allocation, Candriam Investors Group


 

 
 

 
 
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