Dans l’intérêt des familles paysannes

mardi, 12.09.2017

La Chambre d’agriculture de l’Union suisse des paysans recommande le OUI à la réforme Prévoyance vieillesse.

Peter Kopp*

Ce printemps, le Parlement a accepté la réforme Prévoyance vieillesse 2020 de justesse. La votation sur la réforme aura lieu le 24 septembre. Le projet prévoit de réformer les 1er et 2e piliers de manière globale. Le but est d’assurer l’équilibre financier de la prévoyance vieillesse suisse, tout en maintenant le niveau des rentes. 

Des discussions ardues sont menées entre les partisans et les opposants à la réforme. La réforme est combattue par le PLR, l’UDC et les principales associations économiques. 

Ils estiment le projet simplement trop coûteux et le regardent comme une hypothèque qui pèse sur la jeune génération.

La Chambre d’agriculture de l’Union suisse des paysans a décidé en avril de recommander le oui à la réforme Prévoyance vieillesse 2020. 

Un besoin urgent d’agir

La principale raison de soutenir le projet a été le fait qu’il existe un besoin urgent d’agir et le constat que la réforme, envisagée dans son ensemble, tient compte des intérêts des familles paysannes.

D’une part, il est vrai que le relèvement de la TVA de 0,3 pour cent à partir de 2021 et la hausse des cotisations AVS reposent sur les épaules des Suissesses et des Suisses. 

D’autre part, les nouveaux rentiers profitent d’un supplément à la rente de vieillesse AVS: 70 francs pour les nouveaux rentiers et relèvement du plafond pour les couples mariés, de 150 à 155%. Par conséquent, un couple marié qui prend sa retraite après l’introduction de la réforme reçoit près de 200 francs de plus (70 francs plus relèvement du plafond pour couples mariés). 

Ce qui est aussi important pour les indépendants avec de bas salaires – dont font partie nombre de familles paysannes – c’est le maintien du barème dégressif des cotisations personnelles à l’AVS.

Certes, la réforme comporte certaines lacunes et il reste encore à clarifier quelques points. Mais elle traite des problèmes les plus urgents tels que la démographie et le financement des prestations. Il s’agit d’une entreprise qui n’a plus jamais abouti au cours des vingt dernières années: la dernière révision AVS date en effet de 1997! 

Si la réforme échoue, il est à craindre que le projet ne retombe dans les oubliettes pour plusieurs années et de voir la situation financière de l’AVS et aussi des caisses de pension à nouveau se dégrader. 

Ne pas entreprendre de réforme se révèle par conséquent la solution la plus coûteuse! Si un Non devait sortir des urnes, le système suisse éprouvé de la prévoyance serait mis en péril.

*Union suisse des paysans


 

 
 

 
 
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