Israël, un exemple à suivre pour la Suisse

mercredi, 06.09.2017

Patrick Aebischer. Le président émérite de l’EPFL considère que la Suisse doit s’inspirer de la politique d’innovation israélienne pour attirer du capital-risque et des talents. «Une politique libérale», précise-t-il.

La Suisse peut-elle s’inspirer de la « start-up nation » israélienne ? Une délégation helvétique participe au DLD festival de Tel Aviv, accompagnée du Conseiller fédéral Ueli Maurer (lire L’Agefi de lundi 3 et mardi 4 septembre). Un homme connaît bien la situation des deux pays : Patrick Aebischer, président émérite de l’EPFL, président du Novartis Venture Fund et docteur honoris causa de l’Université Ben Gourion du Néguev. Pour Patrick Aebischer, que nous avons justement interrogé à Tel-Aviv, la Suisse a beaucoup à apprendre d’Israël (et inversement). «Nos start-up ont besoin de capital-risque pour leur phase de développement et de croissance. L’année dernière, on atteignait 900 millions de capital-risque en Suisse, annalyse Patrick Aebischer. C’est un bon chiffre, en progression, mais Israël est à 4,8 milliards pour la même période. C’est cinq fois plus, pour un pays de la même taille !» La recette israélienne? Un engagement fort de l’Etat pour mettre en place des conditions-cadres favorables, un fonds d’investissement public-privé, une fiscalité attractive et un traitement privilégié de la propriété intellectuelle. Des mesures que nous pouvons reprendre en Suisse, sans autre. Ce d’autant qu’elles respectent la tradition libérale de la politique d’innovation suisse. page 5


 

 
 

 
 

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