Changement climatique: la Suisse doit en faire plus

mardi, 05.09.2017

Pas de politique climatique aux dépens des plus pauvres estime Caritas.

Le Conseil fédéral a formulé des objectifs nationaux trop peu ambitieux pour la Suisse en matière de protection du climat. De même, la participation de notre pays au financement climatique international s’avère insuffisante. La Suisse peut et doit en faire plus. Il est hors de question que les pays les plus pauvres assument les coûts du changement climatique. Telle est la conclusion de Caritas Suisse dans sa prise de position sur la manière dont le Conseil fédéral entend s’attaquer au changement climatique et le financer.

Les marginalisés et les laissés-pour-compte des pays du Sud sont les plus durement touchés par le changement climatique: les pauvres, les personnes âgées, les femmes, les enfants, les petits paysans, les sans-terre, les habitants des bidonvilles. Tous ces gens sont livrés sans défense aux sécheresses, vagues de chaleur, inondations ou tempêtes. Tous ces gens manquent des ressources qui leur permettraient de combattre les conséquences du changement climatique, ou de s’y adapter lorsque c’est possible. La politique climatique est étroitement liée à la politique de développement.

Les conséquences du changement climatique sont également directement liées à la question de la justice. Les pays industrialisés du Nord sont les principaux responsables du réchauffement climatique, et à ce titre, en vertu du principe du pollueur-payeur, ils doivent payer pour les dégâts qu’ils ont provoqués, notamment dans les pays en développement. Mais cela signifie évidemment qu’ils doivent faire de gros efforts pour limiter le réchauffement climatique. Pour pouvoir endiguer les dégâts provoqués par le réchauffement climatique dans les pays en développement, les principaux responsables doivent commencer par mettre de l’ordre chez eux, et contribuer de toute leur énergie à faire en sorte que le réchauffement reste en dessous de 1,5 degré. Le financement annuel proposé par le Conseil fédéral, de 450 à 600 millions de francs, ne correspond pas à la responsabilité effective de la Suisse au changement climatique mondial. 

Après tout, notre pays fait partie des dix pour cent des plus grandes économies au monde.

Caritas rejette catégoriquement l’attitude du Conseil fédéral qui entend simplement soustraire une grande partie des fonds de financement du climat au budget de la coopération au développement. – (Caritas)


 

 
 

 
 
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