Pas de politique dans la technologie!

lundi, 04.09.2017

Suite à l’acceptation du fond routier FORTA, Auto-Suisse ne compte pas s’arrêter en si bon chemin.

Philippe D. Monnier

Voilà un homme qui ne fait pas dans la langue de bois! Andreas Burgener, le directeur d’Auto-Suisse, influente association qui défend les intérêts des importateurs automobiles officiels, continue son travail de lobby pour accompagner les nombreux bouleversements technologiques dans son domaine: voitures électriques, autonomes, connectées et partagées.

Fidèle à son credo libéral et se référant notamment au cas d’Uber en Suisse, il met exergue que «la législation devrait plus permettre et moins interdire». Ce qu’Auto-Suisse veut absolument éviter, c’est le dirigisme en vigueur en Allemagne, en Angleterre ou en France et ses futures interdictions des véhicules à moteur essence ou diesel. Même si Andreas Burgener n’est en soi pas opposé au remplacement de la vignette autocollante par une vignette électronique, il craint que cela soit un prétexte pour «diriger la population, introduire la tarification de la mobilité (mobility pricing) et permettre aussi à la conseillère fédérale Doris Leuthard de réaliser son rêve d’encaisser plus et remplir ainsi les caisses de la Confédération».

Et de conclure ainsi: «Ce qui est très important pour nous, c’est d’éviter que le monde politique – en particulier les verts et la gauche – n’utilise les moyens de financement pour inciter les citoyens à voyager davantage en train et/ou à se déplacer lors des heures creuses». page 7


 

 
 

 
 

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