L’hôtellerie se porte bien mais elle doit innover

vendredi, 11.08.2017

Tourisme. Le secteur souffre d’une pression sur les prix et doit trouver des moyens pour se réinventer. Etat des lieux.

Leila ueberschlag

En raison du franc fort notamment, les touristes de la zone euro boudent la Suisse, qui reste très chère.

Les hôteliers suisses ont enregistré un bon premier semestre, avec 17,6 millions de nuitées, soit une hausse de 4,4% par rapport à la même période en 2016. Alors que la clientèle européenne est en baisse, les touristes asiatiques enregistrent la plus forte hausse.

Genève, en pleine période des «Fêtes de Genève», est très prisée par les visiteurs du Moyen-Orient. La ville voit aujourd’hui l’arrivée d’une nouvelle typologie de cette clientèle. Les classes moyennes supérieures font désormais parties du voyage. Entretien avec Philippe Vignon, directeur de Genève Tourisme.

Pour Philippe Thuner, président de l’Association romande des hôteliers, si ces chiffres sont positifs, une forte pression sur les prix persiste, causée par un franc qui reste malgré tout très fort. «La grande difficulté pour la Suisse est de fournir la meilleure qualité possible tout en maîtrisant des coûts extrêmement élevés. Le défi est d’arriver à retrouver des marges confortables qui permettraient aux hôtels de toujours réinvestir pour rester à la pointe.» Alors que les chambres fédérales viennent de proroger le taux réduit de TVA à 3,8% sur l’hébergement pour une durée de dix ans, il regrette qu’un tel taux ne soit pas inscrit dans la loi. page 3


 

 
 

Agrandir page UNE

agefi_2017-08-11_ven_01
 


...