Les PME respirent, mais restent vigilantes

mercredi, 09.08.2017

Franc. L’euro à 1,15 franc constitue un vrai soulagement pour les entreprises. Mais elles craignent le retour de balancier.

L’euro atteint un niveau record depuis l’abandon par la BNS du cours plancher début 2015, à 1,15 franc. Une excellente nouvelle pour nos entreprises exportatrices, accueillie avec prudence malgré le climat positif. «Un nice-to-have, qui s’ajoute à la reprise économique mondiale», comment Jérôme Chanton, CEO de Kugler Bimetal à Genève.

Une bonne nouvelle qui devrait être durable: les effets positifs d’un franc moins fort vont se poursuivre plusieurs mois. Le franc recèle encore un potentiel de dépréciation. Mais sans intervention de la BNS, qui n’a pas intérêt à une baisse trop brusque de la monnaie. «Elle a certes intérêt à voir le franc s’affaiblir, mais pas trop rapidement, car cela affecterait la sécurité de planification des entreprises suisses et serait dès lors préjudiciable à l’économie», analyse David Marmet, responsable Investment Strategy & Economic Research de la Banque Cantonale de Zurich (BCZ).

Le climat est donc positif, mais la prudence est de mise. Pour la BCZ, l’euphorie de l’euro et la déprime du dollar devraient être suivies d’un retour de balancier de nature à ramener le franc au cœur de l’attention des marchés financiers. La BCZ anticipe à moyen terme des mouvements contraires et table, pour l’été 2018, sur un euro à 1,10 franc. page 9


 

 
 

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