L’amitié franco-suisse nage en plein doute fiscal

mercredi, 19.07.2017

Paris et Berne affirment progresser sur les volets fiscaux. Mais sans identifier les problèmes ni comment les résoudre.

Fathi Derder

Bonne nouvelle: le couple franco-suisse va mieux. Problème: on ne sait pas en quoi. La rencontre entre Doris Leuthard et Emmanuel Macron a officialisé l’embellie. Le président français a notamment souligné les progrès dans le domaine de la fiscalité. Quels progrès? Nous ne le saurons pas. Dommage.

Depuis des semaines, les relations sont tendues entre Berne et Paris. «La relation a pu connaître des difficultés» admet M. Macron. En effet: la Suisse suspectait la France de violer la convention franco-suisse: l’assistance administrative a été gelée plusieurs mois. En juin, nous avons donc demandé des explications à l’administration fédérale des contributions. Réponse: il n’y a pas de problème. Puis, il y a quelques jours, l’AFC annonçait soudain fièrement que le problème (qui n’existait pas) avait été résolu. Sans rire. On pensait en apprendre plus au terme de la rencontre présidentielle. La Suisse a-t-elle obtenu des garanties que la France ne viole la convention? On ne vous dit pas. Mais rassurez-vous, tout va bien.

En résumé: il y avait un problème avec la France, mais on ne vous dit pas lequel. Et aujourd’hui, on a trouvé une solution. Mais on ne vous dit pas laquelle. Tout va bien. Mais on n’est pas rassuré.


 

 
 

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