La certification IIBA: une piste à ne pas négliger

vendredi, 14.07.2017

Business analyste: un métier que beaucoup de collaborateurs d’entreprises pratiquent tous les jours sans le savoir.

Patrice Bièvre

En Suisse Romande, la promotion de la certification IIBA est assurée par l’IIBA Geneva. Tout au long de l’année, cette association et la communauté d’experts qui y est rattachée organise différentes manifestations comme un congrès annuel, des workshops et des Study groups en vue de faire connaître le métier de business analyste. 

Un métier que beaucoup de collaborateurs d’entreprises pratiquent tous les jours sans le savoir. Le business analyste est un professionnel de l’analyse et du recueil des besoins auquel les entreprises font très souvent appel, quand elles veulent soit automatiser certains traitements de données ou initier des changements majeurs en leur sein. 

Sa mission est d’assurer l’interface entre les représentants du métier et des services informatiques.

La certification IIBA a vu le jour à Toronto au Canada en 2003. Elle comprend quatre niveaux de certifications. Le premier niveau l’ECBA (Entry Certificate in Business Analysis) est un certificat destiné aux professionnels inexpérimentés effectuant leurs premiers pas en business analyse. Ensuite viennent deux autres niveaux de certifications, le CBAP® (Certified Business Analysis Professional) et le CCBA® (Certification of Capability in Business Analysis). 

Ces deux niveaux qui sont reconnus sur le plan international sont accessibles aux professionnels pouvant attester d’une expérience de deux à cinq ans dans le domaine. Et pour finir nous avons le CBATL (Certified Business Analysis Thought Leader) qui lui est réservé aux business analystes chevronnés bénéficiant d’une d’expérience de dix ans dans la conduite de projets stratégiques. 

La validation des compétences

Selon Claude Duc, le responsable développement professionnel pour l’IIBA en suisse romande, il ne fait pas l’ombre d’un doute que la certification IIBA va être amenée à jouer un rôle majeur dans le processus de validation des compétences professionnelles. 

Cela pour une raison très simple: le salarié du XXIe siècle évolue dans un univers de plus en plus incertain où la garantie d’un emploi à vie a tendance à devenir une exception. Partant de ce constat, il ne peut plus prendre le risque de se voir proposer ou imposer un plan de carrière de type taylorien. 

En effet opter pour un tel choix  de carrière reviendrait à occuper un emploi trop spécialisé. Ce qui à terme va  réduire sa faculté d’adaptation au changement et surtout l’exposer à une obsolescence programmée de son portefeuille de compétences. Dans un tel contexte, les salariés n’ont pas d’autre choix que celui de se former davantage afin de se voir proposer de nouvelles opportunités de carrière par leur employeur ou de se préparer à la mobilité  intersectorielle. 

La certification IIBA a ceci de particulier, c’est que dès la préparation de son premier niveau, l’ECBA, elle met tout de suite à la disposition de l’apprenant une véritable boîte à outils qui lui permettra de rester en permanence attentif à l’évolution de son environnement. S’il opte pour un autoapprentissage par le biais des Study groups, en découvrant le Babok le manuel de référence du business analyste, il découvrira également un ensemble d’outils qui lui feront redécouvrir son entreprise sous un angle systémique et dynamique. 

Ainsi il sera en mesure de dresser une cartographie des différents métiers qu’on y trouve, des  processus qui les relient entre eux, et de son système d’information. Fréquemment la réalisation de ces travaux fait office de bilan de compétence pour les salariés déjà en exercice. 

En effet c’est lors de ces travaux qu’ils découvrent qu’ils sont déjà des business analystes en exercice. En se lançant dans un processus de certification ils vont élargir leurs possibilités d’évolution professionnelle. En cas de doute, en tant que membre de l’IIBA Geneva, ils pourront toujours faire appel à un mentor qui pourra les rassurer sur leur utilité professionnelle. Comme on peut le constater l’IIBA Geneva est en train d’initier un processus pédagogique organisé autour de trois modes de transmission et de valorisation du savoir, l’apprentissage, le compagnonnage et le mentorat.

* Journaliste


 

 
 



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