Révolution des objets: la montre connectée

mercredi, 12.07.2017

Puces de télécommunication et capteurs, softwares et OS: l’enjeu est de taille pour l’internet des objets.

Xavier Comtesse*

Les GAFA (Google, Apple, AMAZON, Facebook) ont besoin de nouveaux leviers de croissance pour se développer: les montres connectées sont une de leurs cibles. Pourquoi?

Tout simplement parce que l’une des particularités techniques de ces montres font partir de leur savoir-faire: des puces de télécommunication et des capteurs avec au top des softwares d’application en grand nombre pour offrir des fonctionnalités utiles aux clients mais surtout un système d’exploitation (OS) pour faire fonctionner le tout. C’est d’ailleurs tout l’enjeu de la montre connectée et plus largement de l’internet des Objets (IoT): celui qui contrôlera le futur OS de ces nouveaux dispositifs notamment de la montre connectée, sera le maître d’IoT.

Ainsi, la montre semble être un passage obligé pour contrôler des débouchés économiques bien plus importants comme ceux liés à la domotique, au médical, aux télécommunications ou encore aux marchés des paiements et de la finance. En effet, si vous maîtrisez la position sur le poignet de la montre et de son OS, alors vous avez une position de contrôle indéniable.

Une commande à distance

La montre pourra alors agir comme une sorte de commande à distance qui servira en domotique, pour les appareils ménagers ou encore comme clé à usages multiples et pourquoi pas de mode de paiement sans contact. Ainsi, on constate que l’on pourra disposer d’une multitude d’applications sur notre poignet de manière extraordinairement pratique. 

L’enjeu est de taille puisqu’il permettra de contrôler un grand nombre d’objets connectés dans l’environnement de l’Internet des Objets. Revenons à la montre connectée. Pour les professionnels de l’industrie horlogère, il y a aujourd’hui trois sortes de montres connectées: (1) les bracelets genre tracking d’activités de Fitbit, (2) les montres hybrides type Montblanc ou Frédérique Constant, etc. ou alors (3) les vraies montres connectées d’Apple, de Samsung ou encore de Tag Heuer.

Mais demain pour le grand public, il n’y aura plus de distinction du tout. Tout sera simplement connecté et même les montres traditionnelles le seront dans leur grande majorité d’une manière ou d’une autre... quelles soient mécaniques ou à quartz, elles le seront toutes. La raison d’une telle affirmation c’est la force très innovante des capteurs.

Prenons un exemple: connaître en temps réel son pouls n’a d’intérêt que si celui-ci indique un changement d’état dangereux (genre crise cardiaque en préparation ou endormissement au volant de sa voiture, etc.)... et c’est exactement ce que va faire le software intelligent de la montre connectée de demain... ainsi votre montre pourra vous sauver la vie... alors, à ne pas douter, tout le monde portera une telle montre car votre assurance vous l’obligera par contrat!

Ou encore un autre exemple: l’analyse par capteurs interposés des composantes chimiques de votre sueur, de votre sang pourront conduire à une interprétation fine de l’état de votre santé et vous coacher par exemple, dans vos choix alimentaires si vous êtes diabétique par exemple ou dans vos exercices physiques voir même vous indiquer comment vous protéger de certaines particules allergiques...si vous êtes juste normaux.

Bref en ne regardant que l’aspect médical des potentiels de la montre connectée on comprend à la fois l’immense potentiel de celle-ci mais aussi le fait que cela va devenir un objet quasi-obligatoire. La montre connectée, pour de simple raison de santé: «il n’y aura pas le choix tout le monde en portera une», pourvu que les horlogers suisses entendent ce discours!

*Mathématicien


 

 
 



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