Entre swissness et Made in Germany

mercredi, 05.07.2017

Hochdorf. Le groupe laitier lucernois est complètement international sur ses spécialités longue conservation.

Stéphane gachet

Une petite annonce publiée hier par le groupe lucernois Hochdorf, concernant sa filiale allemande Uckermärker, rappelle qu’il n’y a pas de fatalité et que l’on n’est pas cantonné au marché intérieur, même sur une activité aussi connotée terroir que les produits laitiers. Surtout s’il s’agit de lait en poudre. Hochdorf en a fait sa spécialité emblématique, sur la clientèle des nourrissons. Un produit déjà exporté aujourd’hui à plus de 95% et qui constitue le pilier de croissance de tout le groupe (550,9 millions de chiffre d’affaires en 2016, 630 collaborateurs, cotation à Zurich avec une valorisation doublée sur deux ans). Un domaine où le swissness compte et constitue un appui commercial considérable sur une activité qui ne trouve plus de croissance depuis longtemps sur les marchés matures en Europe, Suisse comprise.

Les vertus du swiss made ne sont pas infinies pour autant et le groupe entame une nouvelle étape de croissance sur un produit beaucoup plus élémentaire, le simple lait en poudre, à partir de sa base allemande, la société Uckermärker, acquise fin 2014. C’est sur le label Made in Germany que Hochdorf s’appuie cette fois pour étendre son aire, au Moyen-Orient, en Afrique et en Asie. C’est ce que raconte la nouvelle publiée hier et qui parle trivialement de l’abandon total, dès cet automne, de la fabrication de fromage blanc frais. 40 postes sont concernés. page 7


 

 
 



Agrandir page UNE

agefi_2017-07-05_mer_01
 


...