Jean-Claude Biver veut préserver le savoir-faire

mardi, 20.06.2017

Le directeur du pôle horloger de LVMH prêche pour que les marques suisses gardent leur ADN.

Philippe Monnier

Jean-Claude Biver se dit optimiste sur l’avenir de la branche horlogère en Suisse même s’il ne veut pas encore trancher au sujet de l’impact des montres connectées.

«L’art horloger, explique-t-il – c’est-à-dire le haut de gamme y compris nos trois marques Hublot, Zenith et TAG Heuer – est un créneau éternel et nous avons donc beaucoup de belles années devant nous.»

Dans le grand entretien accordé à L’Agefi, il se déclare non hostile aux acquisitions par des groupes asiatiques.

 «Je ne pense pas, dit-il, que la nationalité des propriétaires soit importante, en particulier dans le cas des sociétés cotées car leur actionnariat est de toute façon très international. Ce qui est important c’est que le travail soit fait en Suisse et surtout que les marques suisses gardent leur ADN.»

A la question, le savoir-faire horloger suisse pourrait-il, dans un avenir rapproché, être disponible ailleurs y compris dans des pays émergents?

Jean-Claude Biver est catégorique: «Non, j’en doute car ce type de savoir-faire artisanal est souvent très spécifique à une région... A l’instar de la Silicon Valley, il est difficile de répliquer ces pôles de compétences ailleurs. page 3



 

 
 



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