Art Basel: triomphe d’une PME locale

lundi, 19.06.2017

Art Basel. La 48e édition consacre une fois encore l’intuition phénoménale du marchand bâlois Beyeler.

Stéphane gachet

Tout a été dit sur Beyeler et tout sera encore inlassablement répété. Surtout du subjectif, surtout du qualitatif. On parle de l’importance de la sélection, des œuvres phares qui ont été exposées. Des travaux multimillionnaires qu’il faut décrocher et remplacer dès les premières minutes du salon. Des rendez-vous d’alcôve où se mêlent grandes fortunes et haute finance. De l’Hôtel des Trois Rois, dont la clientèle de collectionneurs ces jours-là compte à elle seule pour près de la moitié des 50 milliards du marché de l’art global. Sur la foire elle-même, on reste discret sur les chiffres. L’événement, malgré son vernis culturel incontestable, demeure un rendez-vous commercial, qui tourbillonne comme une ruche au printemps, avec sa noria de VIP et d’intermédiaires de toutes sortes, marchands, experts, financiers, fiscalistes, juristes. Selon Axa Art, il y aurait pour près de 3 milliards de francs sur le salon. Cette seule estimation porte déjà Art Basel au pinacle, face au 13 milliards de ventes d’œuvres réalisées sur des salons, selon les chiffres 2016 de l’étude Art Basel/UBS. Les salons eux-mêmes représentant plus de 40% des ventes des marchands, on se rend bien compte que Bâle reste le bastion ultime du marché de l’art. Et l’on comprend pourquoi les galeristes y exposent le meilleur de leur stock. Et dire qu’à l’origine, Art Basel n’était qu’une intuition de marchands locaux. Mais n’est pas Ernst Beyeler qui veut. page 5



 

 
 



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