Créateurs d’emplois, unissez-vous contre les démagogues!

vendredi, 02.06.2017

Fathi Derder

Le débat sur réforme de la fiscalité des entreprises déborde de démagogie. La gauche l’a encore rappelé hier. Dommage, nous parlons d’un projet sérieux: encourager la création d’emplois. Adapter la fiscalité aux créateurs d’emplois. Augmenter les impôts des entreprises multinationales, pour mieux traiter les PME régionales. Mais la gauche n’en veut pas. Elle préfère parler de «cadeaux aux patrons». Une formule écœurante de démagogie. Eviter une taxation confiscatoire à un créateur d’emplois n’est un cadeau à personne.

Certains instruments fiscaux de la première réforme étaient problématiques. Les intérêts notionnels pouvaient laisser croire qu’on faisait des «cadeaux» aux entreprises multinationales. Et que, dans le fond, elles échapperaient toujours à l’impôt. Ce n’est plus le cas. Il n’y a plus «d’astuces», comme les appelait la gauche. En espérant qu’elle ne commettra pas, une nouvelle fois, l’erreur de taper sur les investissements en recherche et développement. Car la gauche confirmerait ce que nous craignons: non seulement elle est opposée à l’emploi, mais aussi à l’innovation.

La réforme fiscale présentée hier ne propose donc plus d’ «astuces». Mais notre gauche anti-emplois a trouvé moyen de lui taper dessus, encore. En cause : le niveau «beaucoup trop bas», pour citer le chef du groupe socialiste au Parlement Roger Nordmann, de l’imposition des dividendes. Cet impôt a pourtant été relevé à 70%. Une hausse qui frappe de plein fouet les patrons de PME, qui détiennent souvent plus de 10% du capital de leur entreprise, rappelle l’USAM. Et ne font souvent pas de bénéfices mirobolants, pourrait-on ajouter. Ils ont donc tout à perdre dans le projet de réforme. Mais la gauche veut qu’on les taxe plus.

La réforme augmente les impôts des multinationales, et pénalise les PME? La gauche en veut plus. Encore. Contre le bon sens, contre l’emploi. Juste pour gagner trois électeurs à coup de slogans démagogiques. Ses représentants politiques et syndicaux se sentent investis d’une mission, portés par leur victoire contre RIE III. Mais ils oublient un détail: ce ne fut pas leur victoire, mais celle des classes moyennes et des PME. Et c’est bien là que réside la menace principale du nouveau projet, encore. A 70%, le niveau d’imposition des dividendes est insupportable pour les PME. Il faut le ramener à 60%, voire moins.

En l’état, la nouvelle mouture de la réforme est condamnée, car elle divise les entreprises. Nous devons impérativement éviter cette division et mener campagne, unis, contre les adversaires de la création d’emplois. Communément appelés «la gauche».n


 

 
 

 
 

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