Faut-il sacrifier la réforme pour 70 francs?

vendredi, 19.05.2017

Prévoyance 2020. Débat très relevé hier à Montreux.

Aldo Ferrari. Vice-président d’Unia favorable à la réforme.

Les intervenants réunis hier lors de la discussion de la réforme Prévoyance vieillesse 2020 ont représenté toutes les couleurs des partisans et des opposants. Les clivages ne recouvrent pas la traditionnelle opposition gauche-droite. Cette caractéristique montre déjà en elle-même les qualités et les défauts de ce compromis bien helvétique.

Chacun devrait faire quelques sacrifices, mais ceux-ci peuvent être jugés trop importants même si l’acceptation du projet constituerait la première réforme dans le domaine de la prévoyance depuis 20 ans. Il apparaît une nouvelle fois que le relèvement des rentes AVS de 70 francs en guise de compensation pour l’abaissement du taux de conversion dans le 2e pilier est un modèle controversé. Non seulement au sein de la droite, qui aurait préféré une compensation au sein même du 2e pilier. Mais aussi à l’extrême gauche qui souligne que cette mesure représente une entorse au principe d’universalité de l’AVS ayant prévalu jusqu’à présent, créant deux classes de retraités. Le fait de redistribuer ainsi une bonne part des économies réalisées grâce au relèvement de l’âge de la retraite des femmes est aussi critiqué, notamment par l’UDC.

Face à ces arguments, il faut notamment rappeler ce qui s’est passé depuis le refus d’abaisser le taux de conversion en 2010. Les caisses de pension ont dû continuer à procéder à des adaptations du côté de la prévoyance surobligatoire. Sans réforme, ce seront toujours les assurés dans ce domaine-là qui subiront une détérioration. page 4


 

 
 

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