«Aider les entreprises, c’est notre responsabilité»

vendredi, 19.05.2017

Epfl. Martin Vetterli s’inquiète de nouvelles coupes dans la recherche. C’est l’économie qu’on pénalise. Entretien.

Martin Vetterli, nouveau président de l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne, entré en fonction il y a un peu plus de quatre mois.

Les écoles polytechniques devront se passer de 90 millions par an, économies fédérales obligent. Une décision que comprend mal le nouveau président de l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne, entré en fonction il y a un peu plus de quatre mois: «On nous a alloué des moyens supplémentaires pour des nouveaux défis», rappelle Martin Vetterli, dans un grand entretien à L’Agefi. «On augmente les budgets de 160 millions, nous lançons des projets, dont un centre de compétences de data-sciences, un programme de master, et six mois plus tard, on nous demande de couper 90 millions... C’est difficilement gérable.»

Martin Vetterli rappelle que le monde académique a une «grande responsabilité d’aider le tissu économique. Quand les transformations sont rapides, comme actuellement, il faut favoriser les liens, les collaborations.  Avant de conclure: «Il faut être constant dans les budgets. Si on nous dit qu’un domaine est important pour l’économie, et que nous nous y engageons, il faut tenir le cap».

Martin Vetterli évoque aussi l’importance, pour la place financière, de développer une nouvelle culture du capital-risque. «Les compétences sont là, l’opportunité est là», analyse-t-il.

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