La Suisse est épargnée mais doit se protéger

mardi, 16.05.2017

Cybersécurité. Le virus WannaCry n’a pas fait de dégâts majeurs en Suisse. Mais nos entreprises doivent être vigilantes.

Marjorie Théry

La Suisse devrait sortir sans grand dommage de la cyberattaque WannaCry qui a déferlé sur la planète. Le rançongiciel, qui a infecté des centaines de milliers d’ordinateurs, n’a touché que quelques centaines d’entités en Suisse. C’est le signe que la majorité des infrastructures informatiques sont bien à jour et correctement protégées.

Toutefois, la centrale MELANI, qui n’a enregistré que 200 cas en Suisse, nuance. En effet, le virus continue de se répandre. Le nombre de victimes n’est donc pas définitif. Par ailleurs, l’annonce d’une cyberattaque en Suisse n’étant pas obligatoire, le chiffre est peut être sous-estimé. Ce qui n’est pas sous-estimé par les spécialistes interrogés par L’Agefi, c’est l’ampleur du phénomène des rançongiciels, qui visent à déclencher des attaques de masse pour maximiser les chances de profits en exigeant des versements relativement modestes. Rien ne sert de céder à la psychose pour autant: les experts interrogés expliquent les pratiques essentielles pour éviter au maximum ces attaques et protéger son entreprise.

WannaCry est un avertissement sans frais pour la Suisse. Reste qu’une politique coordonnée de gestion du cyber-risque au niveau fédéral est plus que jamais nécessaire. page 3


 

 
 

 
 

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