Quand l’administration étouffe les entreprises

lundi, 15.05.2017

Bureaucratie. L’activité régulatrice n’a jamais été aussi forte. Elle coûte 10% de PIB. Réactions parlementaires.

Philippe Rey

La bureaucratie est au sommet de sa forme, tant au plan fédéral que cantonal. On observe en effet une inflation d’actes normatifs au sens large (lois, ordonnances, arrêtés, règlements, etc.). La lecture des recueils systématiques des lois est très instructive à cet égard: on légifère souvent... pour légiférer.  Comme la loi sur les gants à gril, «primée» en fin de semaine dernière. Des gants soumis à de strictes conditions avant d’être mis en vente. La réalité est que tout cela freine l’initiative. En particulier celle des entreprises. Selon les estimations, les coûts engendrés par la bureaucratie pour les entreprises vont jusqu’à 10% du produit intérieur brut (PIB). Les coûts sous forme de croissance manquée sont encore plus élevés. Ce qui défavorise  l’emploi ou du moins empêche de créer davantage de postes de travail. Les coûts réglementaires se répercutent sur les postes des coûts fixes des entreprises. Ces dernières ne peuvent exercer aucune influence sur les frais réglementaires et n’ont souvent pas la possibilité des les compenser en économisant dans d’autres domaines. Bref, la liberté d’entreprendre est étouffée par la multiplication des lois. Le Parlement réagit, de nombreuses propositions sont sur la table.


 

 
 

 
 

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