Roche se transforme pour devenir disruptif

vendredi, 12.05.2017

Médecine. Le groupe bâlois participe pleinement à l’évolution à partir du traitement vers la prévention.

Christian Affolter

Le concept de disruption ne s’applique pas qu’à la technologie où il est discuté le plus souvent. Le potentiel de transformation par le biais d’innovations est même particulièrement intéressant dans le domaine de la santé. Les sociétés suisses qui interpellent le plus dans le cadre de cette thématique se trouvent dans ce domaine-là. Ce ne sont pas que de nouvelles sociétés qui se trouvent parmi les fers de lance. Au contraire, la taille ne doit pas nécessairement empêcher un groupe de jouer un rôle disruptif.

Pour la co-gestionnaire d’un fonds sur le thème de la disruption Estelle Ménard, Roche est devenu l’exemple même de la valeur biotech. Une réorientation à partir d’un ancrage dans la chimie rendue possible entre autres grâce aux acquisitions effectuées au fil des dix dernières années. Et la biotech est une façon disruptive d’aborder la médecine. Elle va au-delà du simple développement de nouvelles méthodes de traitement, plus ciblées. Il s’agit in fine d’anticiper sur le développement d’une maladie par des outils de diagnostic et de suivi toujours plus personnalisés (lire L’Agefi d’hier). Ce qui débouche sur une médecine plus axée sur la prévention. Dans l’intervalle, l’approche de Roche d’accompagner les nouveaux produits, voire une nouvelle indication d’un médicament existant de tests diagnostiques spécifiques atteste également de la personnalisation croissante. 


 

 
 



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