Taux négatifs: il y a des chances que rien ne bouge

vendredi, 12.05.2017

Gestion privée. Les taux négatifs sont encore nécessaires, estime Thomas Jordan. Nécessaires, mais douloureux...

On fait du surplace. La rencontre des banques de gestion privée avec Thomas Jordan, le président de la Banque nationale suisse (BNS), et le Conseiller fédéral Ueli Maurer, n’a permis aucun progrès marquant sur deux dossiers majeurs de la branche: l’accès aux marchés, européens en particulier, et celui des taux d’intérêt négatifs. Pour Thomas Jordan, «les taux d’intérêt négatifs de la BNS restent absolument nécessaires. Le franc est nettement surévalué et l’inflation encore très basse. Vous devez actuellement vous accommoder de notre politique monétaire expansive». Le message est clair.

Thomas Jordan a même estimé que l’introduction des taux négatifs a eu un impact nettement moins grave que prévu début 2015: « Les banques suisses ont bien surmonté cette phase de taux bas et négatifs. De plus elles ont endigué l’érosion de leurs marges en prenant davantage de risque, en ne couvrant plus certains de ces risques».

Une analyse que ne partage pas l’Association suisse des banquiers: «Les taux négatifs nous coûtent 1,5 milliard de francs, un montant que nous pourrions investir dans le numérique», a commenté le président Herbert J. Scheidt. Consolation, Ueli Maurer reconnaît au secteur la qualité d’industrie d’exportation. Une première.


 

 
 

 
 

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