L’exode bancaire suisse s’intensifie

jeudi, 11.05.2017

La migration des emplois financiers de la City provoquée par le Brexit poussera probablement les banques suisses vers Francfort et Dublin.

La semaine fut riche en signaux montrant un renforcement de la dynamique migratoire des emplois du secteur financier hors du Royaume-Uni. Après JP Morgan, Goldman Sachs, Citigroup ou encore Bank of America, Deutsche Bank a indiqué en début de semaine prévoir le déplacement de près de 50% de son personnel. Privant la City de 4000 emplois environ, en préparation à la sortie effective du Royaume-Uni hors de l’Union européenne (Brexit) en avril 2019. Les banques suisses ne sont pas restées muettes non plus. Du moins la première d’entre elle, UBS, par la bouche de son président Axel Weber. En comparant le Brexit à une «bombe à retardement», à l’occasion d’un meeting de l’International Financial Institute, celui-ci ne manque pas d’évoquer les un peu plus d’un tiers des collaborateurs de la City (sur un total de 5000) que sa banque prévoit de déplacer. Vers Francfort, Madrid? En revanche, du côté de sa rivale, Credit Suisse, toujours pas d’indications chiffrées. Le numéro deux helvétique emploie pourtant 6000 personnes dans la City. Il ne cache toutefois pas que le scénario d’un «hard brexit» (privation totale de l’accès au marché unique) n’est pas exclu. Parmi plusieurs destinations possibles, Francfort apparaît comme une option commune aux deux groupes bancaires suisses.


 

 
 

 
 
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