Automobiles: ne pas désavantager la Suisse par rapport à l’UE

mardi, 09.05.2017

A partir de 2020, l’Union européenne réduira progressivement la valeur limite de CO2 existant pour les voitures de tourisme neuves à 95 g/km, et celle pour les véhicules utilitaires légers à 147 g/km. La Suisse compte adopter ces valeurs. Toutefois, tandis qu’elles sont valables pour l’ensemble des Etats membres de l’UE, permettant ainsi aux différents marchés de se compenser mutuellement, les importateurs suisses doivent atteindre les objectifs tout seuls. En cas de dépassement du seuil, ils risquent des sanctions élevées de jusqu’à 200 millions de francs entre 2020 et 2030 selon les calculs de la Confédération. Cela se traduirait inévitablement par une augmentation des prix des véhicules. Un défi particulier réside dans l’introduction de la nouvelle valeur limite pour les véhicules utilitaires légers. Là aussi, la Suisse constitue un cas spécial, commente François Launaz, président d’Auto-suisse: «Selon les données de 2015, le parc suisse de voitures de livraison et de tracteurs à sellette légers présente la plus haute valeur en Europe avec en moyenne 195 g de CO2 par kilomètre. La moyenne de l’UE était de 168 g. La différence résulte notamment de la redevance sur le trafic des poids lourds liée aux prestations (RPLP), qui favorise le transport avec des véhicules plus petits et plus légers.» – (Auto-suisse)


 

 
 

 
 
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