Privatiser d’accord mais libéraliser d’abord

vendredi, 05.05.2017

Swisscom. Hier, L’Agefi a relancé le débat sur la privatisation de l’ex-régie fédérale par une prise de position de Fathi Derder. Dans la foulée des résultats trimestriels, le Conseil national a refusé de privatiser Swisscom et d’entrer en matière sur des variantes light.

La question n’est cependant pas résolue alors que l’activité historique s’affaiblit toujours plus. Un mouvement logique au vu de l’évolution de la téléphonie fixe. C’est dans ce contexte que le conseiller national PLR et rédacteur en chef de L’Agefi a estimé qu’il faudra inévitablement privatiser Swisscom.

Robin Eymann, responsable politique économique de la Fédération romande des consommateurs, aborde la problématique avec une vision différente. Il estime que le débat se limite trop souvent à accuser la Confédération d’être juge et partie en raison de ses deux rôles. «Pourtant, le problème ne vient pas de la gouvernance, mais de la concurrence», estime-t-il.

Le défenseur des consommateurs rappelle que, dans les autres pays de l’OCDE, la privatisation de l’opérateur historique n’a pas été la première étape. Il s’agit d’abord de libéraliser entièrement tout en renforçant la marge de manoeuvre du régulateur. Ceci dans le but d’éviter d’en arriver à une situation de monopole privé.

Un renforcement du régulateur qui risque cependant de ne pas apparaître dans la révision de la Loi sur les télécommunications qui sera présentée au Parlement cet été. Une option pour stimuler la concurrence soutenue par de nombreux opérateurs (et la Fédération romande des consommateurs) mais auxquels la plupart des partis s’opposent.


 

 
 

 
 

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