Et pourtant, il faudra privatiser Swisscom

jeudi, 04.05.2017

Berne. Le Conseil national a balayé, une fois de plus, l’idée de privatiser l’ex-régie fédérale. Il devra pourtant s’y résoudre, alors que l’opérateur abandonne son métier historique. En attendant, le Parlement préfère refuser l’obstacle.

(Keystone)

Swisscom présentait mercredi ses résultats trimestriels. Des résultats reflétant, une fois de plus, l’érosion des revenus historiques de l’ex-régie fédérale, notamment dans le domaine de la téléphonie fixe. Les chiffres publiés hier rappellent la nécessité pour la société de continuer de se profiler dans de nouveaux métiers. Médias, publicité, services personnalisés, finance: Swisscom se diversifie et s’éloigne de sa mission originelle de service publique.

Dans ce contexte, la participation majoritaire de la Confédération devient un handicap pour l’entreprise: elle pèse sur sa réactivité, sa souplesse, et sa rapidité dans un marché hautement concurrentiel; et elle la confronte à des conflits d’intérêts difficilement gérables.

En ce mercredi 3 mai, le Conseil national refusait de privatiser l’ancienne régie fédérale. Il enterrait le débat pour longtemps, rejetant même un simple postulat qui proposait d’étudier des variantes «light». Et pourtant, il faudra privatiser Swisscom, analyse Fathi Derder. Le débat reviendra, tôt ou tard.


 

 
 



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