La Suisse romande va mieux, battons-nous pour elle

mardi, 02.05.2017

Fathi Derder

L’économie romande se porte bien, merci pour elle. La preuve : à Zurich, on n’affiche plus de condescendance pour les Welches. C’est un signe qui ne trompe pas. Parfois, on cite même les romands en exemple. Mieux, j’ai entendu des Zurichois demander notre recette pour le capital-risque. L’arc lémanique se démarque particulièrement, emmené par le Canton de Vaud, ses PME et ses Hautes Ecoles. L’économie vaudoise est au cœur de la dynamique romande. A tel point que le bienheureux peuple vaudois reconduit ses autorités cantonales avec satisfaction, dans l’indifférence générale. A mille lieues du populisme lepéno-mélenchoniste ou de la ploutocratie américaine. Ici, la confiance règne.

L’enquête conjoncturelle de la chambre vaudoise de commerce le confirme: l’année 2017 sera bonne. L’embellie est là (lire page 3). Mais attention, la situation est fragile. Dans un contexte international hautement instable, le franc fort pénalise nos entreprises. Et, c’est un signe inquiétant, les entreprises vaudoises prévoient une baisse des investissements pour la troisième année consécutive. Une bombe à retardement pour notre compétitivité.

En résumé : la Suisse romande foisonne d’entrepreneurs innovants, mais dans un contexte instable et fragile. Nous ne devons pas attendre des enquêtes conjoncturelles pour les entendre. Nous devons mieux les écouter toute l’année. Mieux comprendre leur réalité, mieux raconter leur quotidien, leurs combats, leurs difficultés et leur succès. Et donner un meilleur écho à leurs revendications. Comme certains médias le font tout naturellement pour certains secteurs, comme l’agriculture.

Notre prospérité dépend de nos entrepreneurs. Ils méritent notre attention, toute l’année. Ils seront donc au cœur de la nouvelle Agefi. Nous raconterons leurs succès, ou leurs échecs. Et nous relaierons leurs difficultés dans le monde politique. Nous nous battrons pour eux, en somme. Pour la Suisse romande.n






 
 

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