Les incertitudes politiques créent de la volatilité

jeudi, 13.04.2017

Commerce Mondial. L’OMC prévoit une reprise timide pour 2017 en raison des facteurs de risques.

Luc Petitfrère

Traditionnellement, le commerce mondial est une locomotive     forte de la croissance du PIB mondial. Mais il faut convenir aujourd’hui que 2017, avec les premières vraies décisions économiques attendues de Donald Trump, le début des négociations pour la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, la présidentielle française et les élections allemandes sera une année d’incertitudes avec des risques forts de changements de société. Ces incertitudes prendront-elles le pas sur l’économie? Pas si sûr si l’on en croit les experts de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) qui prévoient une timide hausse des échanges cette année. Le commerce mondial devrait progresser de 2,4% en volumes dans l’hypothèse d’une croissance du PIB mondial de 2,7%. l’an dernier, à la même époque, l’OMC avait prédit 2,8% d’expansion.

Analysant le marché français à l’aune de la présidentielle, les analystes du Baromètre du risque européen du Credit Suisse parlent également de volatilité qui devrait augmenter pendant les semaines précédant l’élection mais rester à un niveau globalement faible au demeurant. Mais en attendant, il faut bien reconnaître  que la politique impacte les marchés. Après l’effet Marine Le Pen qui avait conduit à une augmentation en février du différentiel de taux avec l’Allemagne, la percée de Jean-Luc Mélenchon dans les sondages a fait grimper ces derniers jours les taux des obligations d’Etat françaises, augmentant à nouveau l’écart avec leurs équivalents allemands.

Aussi, l’OMC reste dans son rôle de garant des échanges internationaux lorsqu’elle rappelle aux politiques de tous bords que s’ils tentent de répondre à des pertes d’emploi dans leur pays en imposant de sévères restrictions aux importations, le commerce international ne pourra pas contribuer à soutenir la croissance et que le protectionnisme agira comme un frein sur la reprise.

Le commerce doit être considéré «comme une partie de la solution aux difficultés économiques et non comme une partie du problème» a martelé hier à Genève Roberto Azevedo, directeur général de l’OMC. page 17


 

 
 



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