Se réinventer après le sauvetage

mercredi, 12.04.2017

Valartis group. L’ancien groupe bancaire est aujourd’hui de taille modeste mais avec une bonne situation financière.

Philippe rey

Valartis Group est aujourd’hui complètement assaini. Son profil de risque s’est singulièrement amélioré. Ce n’est plus un groupe bancaire, bien qu’il possède une participation de 25% dans Norinvest Holding (Banque Cramer & Cie SA). Valartis Group se trouve en fait dans de bonnes dispositions financières, avec différents actifs de qualité ainsi que des liquidités et équivalents qui représentent plus de 40% du total du bilan. Son ratio de fonds propres avoisinait 70% à la fin de 2016. Certes, la taille de ce groupe est modeste. Son bilan totalisait près de 190 millions de francs. Sa capitalisation boursière s’élève à près de 40 millions de francs, avec un flottant de 45%. Ce qui dissuade beaucoup d’investisseurs de s’y intéresser car trop petit et donc peu liquide sur le marché d’actions (SIX Swiss Exchange). Néanmoins, Valartis Group peut voir l’avenir avec confiance. Il est placé face à des opportunités intéressantes, selon son président et CEO, Gustav Stenbolt. Il fonctionne de manière rentable (un  bénéfice net courant de 4 millions de francs en 2016). En même temps, il doit se réinventer pour redevenir attractif et ainsi pouvoir augmenter  son actif net dans la durée. Valartis examine différentes options, dont des investissements possibles. Son expertise réside dans le private equity, le corporate finance, la gestion de projets et d’actifs immobiliers ainsi que la gestion d’actifs de tierces parties (participations, notamment immobilières ou bancaires).

Le profil de cette société de participations avec une organisation au front, capable de commercialiser ses compétences, doit apparaître plus clairement. Il doit être acéré pour mettre en relief le potentiel de création de valeur de ce groupe qui a connu une aventure bancaire très onéreuse mais a aussi vécu une période très faste du côté de son prédécesseur OZ Holding, une entreprise qui avait été créée et cotée en 1991 par le financier Martin Ebner.

Pour devenir une société de participations attractive, Valartis Group devra sans doute augmenter son capital afin d’accroître son envergure. Ceci n’est pas évident compte tenu de son format existant. Une autre option est celle d’un retrait de la bourse (going private). Ce qui suppose un prix offert qui sera sensiblement plus élevé que le cours boursier actuel!  La décote du prix de l’action sur l’actif net à fin 2016 est en effet de plus de 60%. page 4


 

 
 



Agrandir page UNE

agefi_2017-04-12_mer_01
 


...