L’aventure hasardeuse de rompre des relations qui fonctionnent

mardi, 11.04.2017

Suisse-UE. Les accords bilatéraux sont fondamentaux pour le succès à long terme des entreprises suisses d’après UBS.

Philippe rey

La Suisse se trouve placée face à la réalité du Brexit et très vraisemblablement devant plusieurs votes déterminants s’agissant de ses relations avec l’Union européenne (UE). Veut-elle les conserver en l’état, voire les atténuer, et dans quel cadre? Ces questions  constituent autant de bonnes raisons pour aller prendre le pouls des entreprises suisses. Dans le cadre d’un large sondage, UBS a interrogé environ 2500 dirigeants de firmes de toutes tailles et de tous secteurs sur les relations bilatérales Suisse-UE jusqu’ici, ainsi que sur leurs préférences quant à la direction à donner à la politique européenne de la Suisse.

Qu’en ressort-il? La plupart des entreprises jugent les accords bilatéraux I importants pour  leur réussite économique. Plus de 90% d’entre elles s’avèrent favorables à leur maintien. Une majorité souhaite un approfondissement des accords bilatéraux avec l’UE.

La libre circulation des personnes figure largement en tête car ce volet est crucial pour le tissu économique suisse. Les autres textes des accords bilatéraux I et l’accord de libre-échange de 1972 ne sont en revanche pas considérés d’une importance vitale par la majorité des entreprises. Une part significative des sociétés attribue cependant une réelle importance à l’accord de libre-échange (48%), à l’accord  sur les obstacles techniques au commerce (42%) et à celui sur les marchés publics (42%).La portée économique des différents accords croît également avec la dépendance des entreprises vis-à-vis de l’étranger et le nombre de salariés. Ces tendances  ne sont pas dénuées d’avis négatifs. En effet, les entreprises sondées se montrent critiques envers l’UE tout en s’attendant à des sorties supplémentaires. Les incertitudes liées à l’élection présidentielle en France obligent d’ailleurs la Banque nationale suisse à intervenir massivement sur le marché des changes pour prévenir toute appréciation du franc. Le bilan de la BNS a ainsi gonflé fortement. UBS table sur une poursuite de la politique de taux d’intérêt négatif de la Banque centrale européenne (BCE) et de la BNS jusqu’en 2019. Ce qui rend peu probable une hausse des taux d’intérêt longs. page 3


 

 
 



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