L’autre hypothèse sur la Syrie

lundi, 10.04.2017

L’intervention américaine de vendredi n’est peut-être pas aussi incohérente que de nombreux commentaires l’ont suggéré.

François Schaller

Bien des décisions d’investissement ou de management des entreprises sont rendues plus difficiles depuis des mois à cause d’une inconnue et incertitude majeure nommée Trump. Dans le secteur financier, les multinationales, l’industrie d’exportation mais pas seulement. Même les entreprises orientées marché intérieur seront indirectement impactées par la tournure que prendra le premier mandat du nouveau président. Surtout en matière de politique étrangère.

Cinq jours après l’intervention de la marine américaine en Syrie, rapide et très inattendue, les significations possibles et probables de l’événement par rapport à cette grande inconnue politique ne se sont pas bousculées. Comme si personne ne savait au fond ce qu’il fallait en penser. Il est même un peu accablant de constater que ce coup de force, qui a d’abord donné l’impression d’être un véritable tournant dans la grande actualité, se retrouve déjà dans les assiettes froides. Supplanté en quelques heures par l’attentat de Stockholm, la visite de Xi Jinping en Floride, le missile coréen de la Mer du Japon.

En France, les controverses les plus franco-françaises sur cette affaire ont d’ailleurs vite dévié sur la manière dont Libération aurait dû représenter les enfants gazés en Syrie. Le président sortant de la République, attendri comme tout le monde, parvenait juste à faire valoir que les choses se seraient passées autrement si Obama l’avait écouté en 2013. Et la campagne électorale de reprendre aussitôt tout son espace vital.

Cette intervention américaine a suscité sans surprise ni difficulté les commentaires satisfaits des absurdistes caricaturaux. suite page 21


 

 
 



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