Le commerce lutte contre le gaspillage

vendredi, 07.04.2017

Un demi-milliard d’économies peuvent être réalisées notamment dans la gestion active des déchets et les emballages.

Le commerce mise sur l’initiative individuelle pour gérer les déchets, favoriser le recyclage et éviter le gaspillage. Selon un sondage du Commerce Suisse, 92% des entreprises commerciales s’occupent activement de la gestion des déchets et de la réduction du gaspillage. Diminution des coûts, responsabilité et image de l’entreprise en sont les piliers. Seules 19% des personnes interrogées sont favorables à des taxes incitatives. Les plus grands gaspillages dans le commerce concernent l’emballage, l’énergie et le temps. Le potentiel d’économies énergétiques du commerce suisse s’élève à près d’un demi-milliard de francs. Le chanvre, le maïs et le papier recyclé transforment aujourd’hui les emballages intelligents. Avant c’était un rêve: l’emballage créé par l’imprimante 3D.

 Les déchets concernent toutes les formes d’utilisation non judicieuses et incorrectes, autrement dit le gaspillage. 

La gestion des déchets ou les économies de temps, les transports plus courts ou des processus plus intelligents peuvent éviter cela.  Commerce Suisse a montré comment le commerce aborde de manière productive le thème des déchets. Kaspar Engeli, directeur, a expliqué: «Pour ce qui est du thème du gaspillage, nous pourrions tous nous accuser mutuellement et rechercher des bouc-émissaires. En effet, les solutions font l’objet d’un travail collectif.» Afin de mettre davantage l’accent sur ce thème, Commerce Suisse a recherché des exemples positifs, a tenu une conférence avec des entreprises commerciales et a réalisé un sondage auprès des 3’800 membres. Il résulte du sondage que 92% du commerce en gros en Suisse tout comme du commerce de détail recherchent des possibilités de faire des économies en évitant le gaspillage. Les entreprises sont animées par l’envie de faire des économies financières (89%), de protéger l’environnement (82%), d’agir en toute responsabilité (61%) et de soigner leur image (47%). Seules 11% ressentent la pression de la part des clients, la pression de la part du public est encore plus faible - celle-ci est de 7%. 

Seules 3,4% perçoivent une pression directe de la part des politiques concernant le thème des déchets. 68% des collaborateurs ont une attitude favorable vis-à-vis du thème de la gestion des déchets. 46% trouvent que la numérisation permet de réduire les déchets et d’éviter le gaspillage. Seules 19% sont favorables à l’application de taxes incitatives. Les entreprises commerciales ont mis le thème de l’emballage au premier plan du gaspillage. Plus de deux tiers des personnes interrogées voient ici une nécessité d’action. 

L’emballage occupe en effet une place prépondérante dans le transport (60%). Il assure la qualité pour 13% des entreprises interrogées et favorise la vente pour 9%. Les entreprises commerciales suisses considèrent le thème de l’emballage différemment de la société internationale d’études de marché Mintel.  Son étude «Global Packaging Trends 2017» nomme ainsi les tendances pour les emballages: transmettre une marque et une sensation, fidéliser les clients - surtout également dans le commerce en ligne - ainsi que la tendance pour l’emballage intelligent. Peter Siegel de Medewo, le spécialiste leader de l’emballage, a partiellement confirmé les dires des analystes et a montré des exemples d’emballages intelligents; ceux-ci sont déjà utilisés dans le commerce. L’emballage intelligent répond à plusieurs objectifs contradictoires. «Dans le commerce en ligne, les marchandises parcourent un chemin toujours plus long. 

L’emballage doit dès lors protéger la marchandise. En outre, l’emballage prend de plus en plus en charge la communication. C’est ici qu’il existe un potentiel de conflit. Car le consommateur désire le moins d’emballage possible.» Celui-ci devrait être facile à éliminer et dans tous les cas être recyclable. En fait, le marché de l’emballage a du retard. L’idéal, c’est un emballage avec une utilité supplémentaire. Pour les matériaux délicats, il existe par exemple des alternatives biodégradables, par exemple des flocons à base d’amidons de maïs – (Commerce suisse)


 

 
 



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