Performances touristiques en recul

vendredi, 07.04.2017

La Suisse rétrograde de quatre places dans le Top ten à l’échelle monde. Sa politique de visas n’est pas à la hauteur.

La Suisse a perdu du terrain sur deux ans dans le Top 10 de la compétitivité des activités touristiques à l’échelle du monde, ranking de référence établi par le Forum économique mondial à Genève (WEF). Elle recule de quatre places pour figurer en dixième position sur 136 Etats. Sur une échelle de 1 à 7, l’indice de la compétitivité touristique est de 4,9.

La Suisse a surtout perdu des points dans la valorisation de ses ressources naturelles (43e position). Elle reste quand même numéro un au classement de l’environnement durable.

Comme il y a deux ans, l’Espagne rafle la première place, toujours suivie de la France et de l’Allemagne. De manière générale, l’Asie remonte nettement. Le Japon s’adjuge ainsi la 4e position (+5 en deux ans), devant le Royaume-Uni et les Etats-Unis. L’Italie occupe le 8e rang. La Chine se hisse à la 15e place  (+2) et l’Inde à la 40e (+12).

Les ressources culturelles de la Suisse sont aussi moins bien notées (35e). Le marketing touristique a perdu en efficacité (29e). La Suisse s’en sort moins mal  qu’il y a deux ans en revanche sur le plan des prix (136e).

Les principaux avantages du point de vue des touristes tansfrontaliers (y compris de transit)  portent pricncipalement sur les qualifications des ressources humaines (3e), les infrastructures routières (4e) et aéroportuaires (11e). Les services touristiques, jugés «extrêmement bien développés», se placent en 6e position au classement.

La compétitivité a surtout subi les obstacles dans le recrutement des collaborateurs hors Union européenne (61e), et de faibles avancées sur le plan de l’ouverture en général (30e). Le rapport estime que la Suisse aurait tout à gagner à mieux valoriser ses ressources naturelles et culturelles. Et à flexibiliser sa politique de visas.

Le secteur touristique génère 10% de la valeur économique ajoutée à l’échelle du monde. Il assure un emploi sur dix et sa croissance dépasse celle des autres branches. L’environnement toujours plus protectionniste entrave la progression du commerce international, mais il ne représente pas un frein au tourisme mondial.

Dans le cadre de la quatirème révolution industrielle, la connectivité devient aussi un facteur déterminant de succès dans le tourisme. La Suisse se place en troisième position dans ce domaine, derrière Hong Kong et le Danemark.n


 

 
 



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