Lambda: réhabilitation à la suite d’un AVC

jeudi, 06.04.2017

La start-up qui est basée au Swiss Technopole d’Yverdon développe une assistance robotique plus accessible.

Johan Friedli

Lambda vise un prix de 150.000 francs contre 300 à 500.000 francs à l'heure actuelle.

La start-up Lambda développe une assistance robotique pour la réhabilitation après un AVC. L’appareil permet d’aider les jambes à travailler pour permettre au cerveau de réapprendre les mouvements. Il existe déjà des solutions de ce type avec une complexité et un prix élevé, environ entre 300.000 et 500.000 francs. Un constat qui a mené à la naissance du projet au Chuv.

Lambda s’est donné pour objectif de faire mieux à plusieurs niveaux. En particulier avec un prix de 150.000 francs et en cherchant à le rendre plus simple d’utilisation. Ses créateurs ont conçu leur appareil pour qu’il permette d’effectuer différents exercices qui nécessitaient auparavant plusieurs machines. Ils ont aussi développé la partie logicielle pour amener de nouvelles fonctionnalités. Que ce soit des outils pour les thérapeutes ou encore des aspects ludiques pour le patient.

Il y a un peu plus d’un an, la start-up avait pu réaliser un essai pilote avec 10 patients. Avec des résultats encourageants pour cette première étape. La start-up cherche désormais à décrocher la certification CE d’ici fin 2017. Une étape décisive pour la commercialisation qui est plus complexe dans le domaine médical. Mais l’optimisme est au plus haut du côté de Lambda et l’objectif est d’effectuer quelques ventes dès 2018. Des négociations sont déjà en cours avec les clients potentiels.

La start-up effectue en ce moment son premier tour de financement. Avec un objectif fixé à 600.000 francs. Une opération qui est en bonne voie. Avec des investisseurs professionnels et privés de la région. Lambda a a jusqu’alors remporté 30.000 francs via Venture Kick. Elle a aussi bénéficié d’un prêt sans intérêt de 100.000 de la Fondation pour l’innovation technologique, une initiative vaudoise. Ainsi que de quelques investissements privés sous forme de prêts convertibles.

Lambda vise la rentabilité pour l’exercice 2020. Elle a actuellement un brevet validé et un autre en cours de traitement. La start-up travaille actuellement avec sept équivalents plein temps. Ainsi qu’en moyenne cinq stagiaires en particulier dans le cadre de travaux universitaires. En plus de Yannick Charrotton et Aurélien Fauquex, deux médecins du Chuv et deux professeurs de la Haute école en robotique font partie des fondateurs.

Lambda a pour le moment un prototype mais la production de l’appareil final n’attend que la certification CE pour débuter. La start-up compte travailler uniquement avec des acteurs locaux. Elle s’occupera de l’assemblage final et du contrôle qualité. Avec une partie importante de la valeur ajoutée qui repose sur le logiciel. Une des étapes suivantes sera aussi des essais appelés «marketing». Ces derniers permettent de déterminer plus finement ce qui convient à différents profils de patients.n


 

 
 



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