L’industrie gazière si confiante

jeudi, 23.03.2017

Un récent congrès en Afrique a montré que l’insécurité des prix de l’énergie n’étaient pas perçue comme durable.

Levi-sergio mutemba

Congestionnée en permanence, l’Avenida 25 de Setembro, au centre de la capitale mozambicaine, laisse difficilement penser que ceux qui y circulent luttent pour la survie. Le rythme de croissance d’économie intérieure a été divisé par deux. La monnaie nationale, le metical, très vulnérable aux importations, ne vaut plus que 50% de ce qu’elle valait trois ans plus tôt face au dollar. La publication récente d’une dette souveraine occulte de près de deux milliards de dollars y est pour beaucoup dans un Etat dont le ne dépasse pas 20 milliards. C’est dans ces circonstances que l’étroite avenue longeant le port de Maputo accueille la troisième édition du congrès pétrolier et gazier offshore (Third Deepwater East & Southern Africa Congress 2017), dans les salles de conférence de l’hôtel Grand Maputo.

«Le Mozambique bénéficie d’un potentiel énergétique unique», remarque l’un des conférenciers, Jérôme Milongo, LNG Originator dans le groupe British Petroleum. Le ton de cette déclaration très consensuelle suggère que la volatilité des prix des produits énergétiques, très commentée dans le monde développé, n’a en fait guère de prise sur le moral des majors de l’industrie du pétrole et du gaz lorsqu’elles sont sur le terrain. En d’autres termes, le sous-sol gazier du Mozambique, que l’on surnomme déjà «le petit Qatar africain», est trop riche pour être ignoré. Indépendamment de la conjoncture. L’objectif est clairement à long terme. «Bien que le gaz mozambicain soit essentiellement destiné à l’exportation dans les Etats émergents d’Asie, poursuit-il, nous n’excluons pas le développement future d’un marché domestique ou régional.»

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AGEFI



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