Recrutements de plus en plus sensibles

mardi, 21.03.2017

Karine Lempen (uni de genève). Une journée à Neuchâtel pour faire le point sur la protection des données et les discriminations dans les procédures d’engagement de collaborateurs.

Avec le développement constant des technologiques et l’omniprésence des réseaux sociaux, la protection des données privées suscite un intérêt grandissant tant de la part des personnes privées que d’institutionnels. La législation actuelle sur la protection des données, entrée en vigueur en 1993, n’est plus adaptée aux réalités du monde ultra-connecté. Ni aux comportements sociaux qu’il suscite. Pour répondre à ces lacunes, le Conseil fédéral a présenté en décembre dernier un avant-projet de réforme de la loi.

Les responsables des ressources humaines sont de plus en plus nombreux à rechercher sur Internet des informations sur les candidats postulant à une offre d’emploi. Or, certaines données privées ne peuvent être utilisées durant la phase de recrutement, sous peine de représenter une atteinte à la personnalité, voire de la discrimination. Les cas de figure les plus classiques concernent les perspectives de grossesse ou l’état de santé. Tout deux relèvent de la sphère intime et sont donc protégés tant par la loi sur la protection des données que par le Code des obligations. En pratique, la frontière est parfois floue entre protection de la vie privée et la nécessité de communiquer des informations utiles pouvant simplifier les relations de travail. page 7


 

 
 

 
 

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