L’avenir de l’asset management en Suisse n’est pas encore assuré

lundi, 20.03.2017

Le secteur s’est réuni en fin de semaine dernière à Berne pour faire le point sur le nouvel environnement réglementaire.

Piotr Kaczor

L’application de la Loi sur les Services Financiers (LSFin) et de la Loi sur les Etablissements financiers LEFin préoccupe le secteur des fonds d’investissement et de l’asset management.

Lors du Forum Swiss Funds & Asset Management SFAMA 201,  qui s’est tenu en fin des semaine dernière à Berne, le  président Felix Haldner (Partners Group), a rappelé le retentissement émotionnel, voire idéologique des projets initiaux. Il a estimé qu’il fallait dans ces conditions considérer comme un grand succès le compromis présenté par la Commission de l’économie et des redevances du Conseil des Etats, ralliant la majorité.

Felix Haldner a ainsi tablé sur une entrée en vigueur de ces lois au milieu de l’année prochaine, voire début 2019. «Dans le cadre d’une économie ouverte, nos établissements financiers doivent pouvoir proposer leurs produits et services également à l’étranger.»

Cette capacité d’exportation implique que le droit suisse des marchés financiers soit en phase avec les normes réglementaires internationales. Avec les règles de conduite raisonnables que doit garantir la LSFin et une surveillance reconnue sur le plan international de tous les gestionnaires, mission qui incombe à la LEFin.

Compte tenu du rôle qui échoit à l’asset management dans le financement des retraites et de la prévoyance,  la Suisse dispose-t-elle des conditions requises pour devenir un centre international de la gestion d’actifs?

Une enquête de 2015 avait montré que les investisseurs étaient plus sceptiques sur la question que les asset managers. «Soit les asset managers sont trop optimistes, soit ce sont les investisseurs qui font preuve d’un pessimisme excessif.

Dans le premier cas, nous devons encore améliorer les conditions cadres. Dans le second cas, il s’agit de faire en sorte que la place financière soit perçue sous un jour plus favorable, avec une promotion plus active en particulier», a résumé pour sa part David S. Gerber, secrétaire du comité consultatif «Avenir de la place financière» au Secrétariat d’Etat pour les questions financières internationales (SFI).  page 3



 

 
 



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