Le marché décidera seul du futur niveau des deux valorisations

mercredi, 15.03.2017

Galenica. C’est bien le scénario d’IPO de l’activité santé en Suisse qui s’impose. La vente renforcera la pharma.

Stéphane gachet

Depuis l’annonce de la séparation des activités, en décembre 2015, le marché a établi à peu près toutes les projections sur la bonne manière de procéder, mettant en exergue le risque d’une mauvaise évaluation, soit de l’entité pharma (Vifor Pharma) soit de l’entité distribution en Suisse (Galenica Santé).

La direction a répondu hier lors de la présentation des résultats annuels (au niveau d’excellence habituel) en renvoyant la balle dans le camp des investisseurs. Le split sera finalement opéré à travers la vente de Galenica Santé et sa cotation à Zurich dans le courant du deuxième trimestre - sauf imprévu sur les marchés actions. Les investisseurs décideront donc de la valeur qu’il convient d’accorder à l’une et à l’autre des deux entreprises. Questionné sur ses attentes, Etienne Jornod, futur président exécutif de Vifor Pharma, a botté en touche: «Nous avons notre idée, mais nous ne la communiquerons pas.»

Les analystes financiers gardent donc toute la charge des pronostics sur la bonne répartition des quelque 7  milliards de francs que le groupe pèse aujourd’hui. Etienne Jornod et l’ensemble du management se sont montrés très confiants hier quant au succès de l’opération. La prise de risque apparait en effet contrôlée, puisqu’il s’agit de vendre le leader national de la distribution de produits pharma, benchmark mondial de rentabilité sur cette spécialité, doté d’un track record hors norme (L’Agefi du 28 février), qui n’a pas épuisé son potentiel de croissance en Suisse et se présente comme une valeur de rendement solide à long terme. La vente de servira en retour à financer la prochaine étape de croissance de Vifor Pharma, dès 2020, largement de quoi soutenir la valorisation. D’autant plus que l’actionnariat actuel, selon Etienne Jornod, est déjà essentiellement orienté pharma et long terme. Il prévoit même un assainissement, l’annonce ayant un possible effet répulsif sur les actionnaires court terme, puisque la transformation passera par une phase initiale d’investissement et d’endettement à l’horizon 2020 (850 millions, en plus de l’acquisition de Relypsa). page 4



 

 
 



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