L’Union européenne mal entourée et guère mieux coalisée à l’interne

mardi, 14.03.2017

La Turquie a ouvert un nouveau front de tensions après la Suisse, la Russie et le Royaume-Uni. Le franc très concerné.

Après la Suisse, certains Etats membres à l’Est, la Russie et le Royaume Uni, les relations avec la Turquie ont ouvert ces derniers jours un nouveau front de tensions pour l’Union Européenne. Comme s’il était devenu impossible, ou du moins difficile d’entretenir à Bruxelles des rapports de voisinage un tant soit peu constructifs et paisibles.

Même la politique américaine de l’Europe attend la visite de la chancelière allemande Angela Merkel à Washington cette semaine pour prendre une orientation plus claire. Qui pourrait équivaloir à des durcissements une fois consommées les déclarations officielles d’entente et d’amitié.

Signe des temps probablement, le Norvégien Jens Stoltenberg, secrétaire général de l’Alliance atlantique (OTAN), a saisi cette visite pour  demander une nouvelle fois aux membres de l’Alliance d’augmenter leurs dépenses en matière de défense. Comme l’a réitéré le nouveau président américain suite à ce qui avait été convenu entre alliés il y a près de trois ans. Seuls le Royaume-Uni, la Pologne, l’Estonie et la Grèce atteignent aujourd’hui le budget de défense minimal de 2% du produit intérieur. La Suède, très russophobe depuis longtemps (les incursions de sous-marins soviétiques dans ses eaux territoriales ont laissé des traces), semble seule pour l’instant à prendre des mesures supplémentaires et significative de défense (réintroduction de la conscription)..

Ces pressions extérieures n’ont pas non plus, à ce stade, pour effet de coaliser davantage les Européens, Les divisions à propos de l’attitude à avoir vis-à-vis de la Turquie n’ont fait que s’exacerber à quelques heures d’élections très attendues et à hauts risques aux Pays-Bas.

Le franc s’est d’ailleurs considérablement affaibli ces derniers jours face à l’euro, grâce à des interventions de la Banque nationale en vue d’un brusque effet refuge contraire en fin de semaine.

Jugée de plus en plus plausible par les commentateurs, une victoire des populistes aux Pays-Bas  aurait un effet peut-être cumulatif, encore plus tétanisant que le seul référendum de juin dernier au Royaume-Uni. page 19


 

 
 



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