Signal de retournement rapproché dans l’industrie des machines

lundi, 13.03.2017

Les performances du constructeur saint-gallois Starrag (avec son actionnaire Walter Fust) sont toujours très observées.

Stéphane gachet

Le groupe Starrag, basé dans le canton de Saint-Gall et contrôlé par l’investisseur et ancien entrepreneur à succès Walter Fust, passe depuis quelques années pour une sorte de baromètre de l’industrie de la machine-outil en Suisse,

La présentation des résultats annuels en fin de semaine dernière suggère clairement que le retournement attendu est devenu imminent. Les résultats ne sont pas si bons en soi, on le savait après l’avertissement de décembre dernier et les premiers chiffres en janvier.

La marge opérationnelle s’est même repliée de moitié l’an dernier. Ce qui correspond assez bien aux derniers commentaires plutôt alarmistes de l’organisation économique Swissmem à propos des marges sous pression, et la précarité générale du secteur dans ce domaine.

Starrag a commencé 2016 avec un Ebit à 4%. Il a terminé l’exercice à 2%. La direction ne s’en formalise pas, multipliant au contraire les indications encourageantes. A commencer par le maintien d’un ambitieux objectif à 8% sur un horizon de trois ans.

Il s’agirait du record de la décennie pour le groupe saint-gallois, mais ce n’est peut-être pas si utopique.

En premier lieu parce que la marche des affaires est en pleine reprise, preuve en est des entrées de commandes record enregistrées en 2016 (en hausse de 44%), tendance qui se vérifie à l’échelle de l’industrie (+9,5%). Starrag compte aussi sur toutes les mesures d’optimisation opérationnelles menées en interne,  et sur l’amélioration du mix produits, rappelant que l’industrie des machines est par nature très sensible à la composition de son carnet de commandes.

Le groupe démontre encore que la pression du franc n’est pas une fatalité et que les efforts de rationalisation, en particulier sur les achats, produisent des effets identifiables.

Le groupe n’a quasiment pas souffert des monnaies l’an dernier, alors que plus de 50% des ventes sont réalisées en euros. Ce qui ramène à un fameux appel de Walter Fust, lancé en 2011 et resté sans écho à ce jour. page xx



 

 
 



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