Les exigences encore en hausse

vendredi, 10.03.2017

Executive. Le top management restera toujours très international en Suisse. Avec au moins une contre-tendance.

Stéphane gachet

Pourquoi n’y a-t-il pas plus de dirigeants suisses en Suisse? La question a été tellement posée qu’elle semble devenue banale, mais elle n’en garde pas moins un certain sens.

Le premier réflex est de s’inquiéter de cette domination du top executive local par les profils internationaux. La direction d’Egon Zehnder à Zurich, leader des ressources humaines pour le management, en donne une lecture très différente en soutenant plutôt que cette configuration reflète avant tout le niveau de compétitivité élevé des entreprises locales.

Mais considérons d’abord les principes généraux: la nationalité n’est pas un thème relevant lorsqu’il s’agit de recruter un CEO. Toutes les grandes entreprises basées en Suisse (sauf exceptions) bénéficient d’une présence globale et sont plus attentives aux compétences internationales que locales. Ce qui n’est pas une clause d’exclusion. Pour qu’un candidat suisse ait une chance à domicile, il doit néanmoins avoir construit sa carrière ailleurs, ce qui le rend parfois difficile à identifier.

Il n’est pas impossible toutefois que les talents locaux soient à l’avenir un peu plus favorisés. Philippe Hertig, associé d’Egon Zehnder à Zurich, évoquait hier en présentation annuelle l’émergence d’un nouveau type de mandats: des entreprises suisses focalisées sur la R&D, par exemple, qui chercheraient d’avantage à profiler leur image et leur ancrage à l’échelle locale. Un phénomène récent qui pourrait prendre une certaine ampleur, mais reste pour l’instant ponctuel.

Le phénomène dominant demeure en attendant le (nouveau) relèvement général des exigences. page 5


 

 
 

 
 

Agrandir page UNE

agefi_2017-03-10_ven_01


...