Le regard (encore) extérieur qui valide le positionnement général

vendredi, 17.02.2017

Nestlé. Le nouveau président exécutif Mark Schneider a dirigé hier sa première conférence de presse annuelle de bilan.

Christian Affolter

La nomination inhabituelle chez Nestlé d’un président exécutif extérieur a suscité beaucoup d’espoirs d’une révision de fond en comble du positionnement de groupe. Une rupture avec la continuité solidement implantée dans la culture d’entreprise.

La présentation que Mark Schneider a faite hier à Vevey les a certainement déçus. Cela s’est cumulé à des résultats annuels inférieurs aux attentes pour donner une performance négative du titre hier.

Mark Schneider a néanmoins été assez convaincant s’agissant de valider en fait la stratégie définie par son prédécesseur Paul Bulcke. Corrigeant au passage quelques idées fausses. L’arrivée d’un dirigeant issu du secteur santé ne signifie pas nécessairement que les activités de Nestlé les plus proches de ce domaine (Health Science, Skin Health) seront développées au détriment des plus traditionnelles. Même si leur développement figure bel et bien sur l’agenda. Il s’agit plutôt de progresser sur le plan d’une approche cohérente à travers tout le groupe, ce qui pourrait même s’avérer plus ambitieux. Une amélioration des qualités nutritionnelles offertes à travers tout le portefeuille de produits vise à contribuer à ce qui est toujours plus largement reconnu: «une bonne alimentation est un facteur clé pour obtenir des résultats médicaux». Et c’est à ce niveau-là que Mark Schneider place le lien entre industrie alimentaire et  secteur santé, soulignant que les approches dans ces deux domaines sont loin d’être contradictoires.

Le nouveau président exécutif a encore confirmé le positionnement de Nestlé par rapport à un autre aspect clé. Il y a selon lui deux tendances actuelles dans le secteur: la focalisation à outrance sur la diminution des coûts, sacrifiant par conséquence la croissance organique, ainsi que la création de petites entreprises soutenues par du capital-risque misant sur la production et la distribution locales. Renvoyant à la question de la durabilité de leur modèle d’affaires. «Nous nous plaçons entre ces deux-là. C’est ainsi que nous pouvons générer de la valeur à long terme.»  page 3


 

 
 

 
 

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