Cas d’école en création de valeur

vendredi, 17.02.2017

Mettler-toledo. La performance du groupe américano-suisse depuis 1998 se situe certainement dans le top mondial.

Philippe rey

C’est un cas d’école en Suisse s’agissant de gestion d’entreprise. Le groupe americano-suisse, Mettler-Toledo International (le nom de la société  qui a son siège social à Greifensee, dans le canton de Zurich), a réalisé une performance que l’on peut qualifier d’exceptionnelle de 1998 à aujourd’hui. Sous la direction de deux managers «capitalistes»: Robert Spoerry (président du conseil d’administration) et Olivier Filliol (président de la direction générale ou CEO).

Mettler Toledo (la marque) est l’un des principaux producteurs  d’instruments de précision et fournisseurs de services pour les laboratoires et la production. Sa gamme de produits comprend entre autres des balances de laboratoire, d’analyse et de précision, des instruments d’analyse industrielle, des réacteurs automatisés, des balances pour le commerce alimentaire. Mettler-Toledo International n’est pas coté sur le marché suisse des actions mais à New York. Ciba-Geigy (avant de fusionner avec Sandoz pour créer Novartis) l’avait vendu en 1996 à un groupe de private equity sous la forme d’un management buyout (MBO). Puis Mettler-Toledo s’est ouvert au public à la fin des années 1990.

Ce groupe a augmenté sensiblement sa valeur de 1998 à aujourd’hui, en innovant, en améliorant son mix produits, son organisation, ses marges et sa productivité. 2016, en particulier, s’est avérée une très bonne année, avec de très bons résultats en Europe et en Asie ainsi que dans le reste du monde. La croissance s’est accélérée partout sauf l’Amérique. Les différents segments de clientèle (laboratoires, industriel et food retail) ont affiché une croissance. Son portefeuille d’affaires s’avère bien équilibré. page 7

De 1998 à 2015, son chiffre d’affaires a augmenté à un taux annualisé de 5% (en monnaies locales), le free cash-flow de 10% et le bénéfice net par action de 16%. Mettler-Toledo  acquiert régulièrement des actions propres avec son surplus de liquidités dont il n’a pas besoin pour financer sa croissance, au lieu de payer un dividende (Berkshire Hathaway ne verse  non plus pas de dividende). Le share buyback s’est révélé jusqu’ici plus pertinent, donc une meilleure allocation du capital, que de redistribuer de l’argent aux actionnaires. La densité du bénéfice par action s’est constamment accentuée. 



 

 
 



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